Agissons pour sauver la planète de Tim Flannery

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Sous ce titre un peu vague se cache une pépite, un ouvrage de vulgarisation sur le changement climatique, écrit dans un langage clair et illustré de nombreux exemples.

Pour ceux et celles qui ont parfois du mal à digérer les rapports synthétiques du GIEC, et qui doivent rafraîchir quotidiennement leurs connaissances en sciences, nul doute que le livre de Tim Flannery, paléontologue de son état, qui milite activement pour le climat depuis de nombreuses années, comblera des lacunes et répondra à maintes questions.

Dans son pays natal, l’Australie, l’industrie minière est toute-puissante et le gouvernement fait la sourde oreille dès qu’il s’agit de prendre des mesures. Autant dire que ce scientifique sait de quoi il parle.

Vous apprendrez que l’océan indien est celui qui se réchauffe le plus rapidement, que dans le centre de l’Australie on a enregistré une hausse de 3°C au cours du XXème siècle, que les ouragans et tempêtes sont de plus en plus violents et fréquents, que l’Ouest des USA est en train de crever de soif. Toutes les zones de notre planète sont pas impactées de la même façon. En Inde par exemple, tous les états ne sont pas logés à la même enseigne. L’auteur explique donc que l’humanité, comme les animaux, vont connaître des mouvements migratoires forcés.

Notre futur est bien sombre, les scientifiques s’accordent tous sur trois scénarii : la disparition du gulf stream, celle des forêts pluviales amazoniennes et la libération explosive du méthane à partir du sous-sol marin. Pour Flannery et beaucoup d’autres, c’est l’action de l’homme qui est responsable de ce bouleversement climatique. Beaucoup de gens veulent minimiser ce constat ou même le nier, à grands renforts de diagrammes savants et de données biaisées. Et pendant que le temps s’écoule inexorablement, que les querelles stériles et contre-vérités freinent toute initiative en faveur d’un changement de comportement, notre planète continue de sombrer et nous avec.

Les arguments scientifiques de Flannery sont pourtant imparables, car ses constats reposent soit sur des situations passées et donc aisément vérifiables (un exemple au hasard, la sécheresse au Sahel) ou bien sur des modélisations dûment validées par la communauté scientifique, quand ce ne sont pas des cas concrets comme l’agonie du récif corallien que nous vivons en direct live !!

Mis à part quelques réserves sur les barrages et le nucléaire qui sont loin, pour moi, de représenter des solutions alternatives, je suis d’accord avec les propos de l’auteur : certaines pistes proposées pour réduire notre empreinte et influer sur le climat sont à la portée de tout le monde. Les solutions écologiques sont parfois toutes simples et faciles à mettre en oeuvre (circuler davantage à vélo, privilégier le train ou le covoiturage…). L’auteur suggère également d’opter pour un véhicule hybride, de poser chez soi des panneaux photovoltaïques, etc. Pas toujours possible pour ceux qui gagnent le SMIG. Ceci dit, sans nécessairement débourser de grosses sommes, il y a bien des actions quotidiennes que nous pouvons faire pour améliorer la santé de la planète, qu’on se le dise !

Posted in Chronique littéraire.

One Comment

  1. Malgré les efforts des citoyens, tout au moins de ceux qui ne sont pas égoïstes ou stupides, n’auront le dessus que les multinationales et les gouvernements trop frileux pour proclamer des lois intransigeantes et surtout les faire respecter : on le voit au quotidien, et ce ne sont pas les ministres qui s’investiront ! Je suis pessimiste sur la planète que nous laisserons à nos petits-enfants. Les films de science-fiction sont devenus réalité malheureusement. Le fric, toujours le fric, c’est tout ce qui importe.

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