Aves France s’exile sur l’île Hans

Un exil virtuel évidemment, mais qui nous tient à coeur.

Pourquoi cette île ?

L’île Hans ne dispose pas d’eaux territoriales, lesquelles sont réparties entre le Canada et le Danemark sans qu’il y ait litige sur la question. L’île, déjà sans ressource particulière, n’ouvrirait donc de droit à aucune extension maritime. Alors, pourquoi ce conflit ? Parce que l’île Hans, de par sa position, est un symbole. Symbole de la puissance et de l’hégémonie pour les uns, elle est pour nous le symbole de la concorde, du respect de la planète et de la conscience.

L’île Hans est un rocher situé dans le chenal de Kennedy à près de 81° de latitude nord, dans une région inhabitée comprise entre la mer de Baffin et la mer de Lincoln. Sa superficie est de l’ordre de 1,3 km² et son plateau culmine à environ 160 mètres. Soumise à des vents violents et à des températures très basses (-30°C de moyenne en hiver, 2 ou 3°C au mois de juillet) l’île ne présente au demeurant aucun intérêt.

L’enjeu climatique :

La position de Hans n’est pas seulement stratégique sur le plan politique, elle l’est aussi en matière de recherche. C’est sa situation au centre du chenal de Kennedy, au cœur de la circulation des glaces de mer entraînées vers le sud par le courant, qui la rend particulièrement intéressante. Les scientifiques ne s’y sont pas trompés, puisqu’ils y ont installé une station météo automatique. Une station habitée en permanence serait cependant nécessaire pour mesurer avec précision les variations climatiques sur le long terme et observer l’état général des banquises en provenance de la mer de Lincoln.

Pourquoi l’occuper virtuellement ?

Hans est une toute petite île du haut Arctique qu’un malicieux hasard a positionnée exactement à mi-distance des côtes canadiennes et danoises, si bien que personne ne peut déterminer vers quel pays elle penche le plus. Cette île, à mille kilomètres seulement du pôle Nord, possède un intérêt stratégique pour le pays qui en obtiendrait le contrôle : elle est le point de passage obligé de la route maritime qui s’ouvrira quand les banquises de l’océan Glacial auront terminé de fondre. La posséder est la promesse de contrôler l’accès aux derniers grands champs pétroliers qui, à l’horizon 2040, n’auront pas encore été exploités. Ces projections au nom d’intérêts économiques privés s’imposent au mépris de notre intérêt à tous qui est de conserver une planète vivable, et au mépris de ce que nous attendons désormais de la puissance : qu’elle entre au service d’une nouvelle idée du monde.

Sur le toit du monde, au seuil de l’océan Glacial où se joue la partition de notre avenir, l’île Hans élève notre regard. En acquérant le statut de Terra Nullius, elle réaliserait un événement sans précédent dans l’histoire de l’humanité : pour la première fois, une nation renoncerait à ses prérogatives territoriales, économiques et politiques au profit de l’intérêt commun à tous. Elle cèderait de ses ambitions pour offrir une toute petite place à la sagesse, car le temps est révolu où l’on pouvait miser aveuglément sur la science. Le message de la science a changé. La science ne nous pousse plus en avant aveuglément, mais nous alerte, nous somme de prendre une autre voie. Nos constructions et systèmes ne tiennent plus. Seul tient ce qui réside en nous-même. Le monde moderne, avide de performance, a tenté de diluer notre conscience d’être. Le temps est venu de nous recentrer et de nous reconstruire intérieurement.

Ces textes sont tirés du site internet de cette campagne originale. Vous pouvez devenir Messager, Protecteur ou Ambassadeur, selon vos envies. Le principal est de participer.

Comme Aves France, revendiquez l’île Hans pour qu’elle appartienne à tous !

Posted in Infos diverses.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.