Création de la collection « fiction nature » aux éditions Helium

Deux premiers titres prometteurs inaugurent cette nouvelle collection des éditions Helium. Ces deux romans jeunesse ont la particularité d’avoir été écrits par des naturalistes.

L’incroyable destin de Quentin libellule, de Gwenaël David raconte les aventures d’une petite libellule rouge. Dans ce roman, on apprend plein de choses étonnantes sur ces fragiles et gracieuses bestioles. Je retiendrai essentiellement le passage de l’état de larve à celui d’adulte, transformation impressionnante…

L’auteur qui, je cite, « est un entomologiste spécialiste des milieux urbains. Il est également membre du collectif cinématographique Othon et a fait partie d’un groupe de punk français, Zabriskie Point.  » n’est pas dénué d’humour. Les aventures de Quentin, la libellule rouge, sont cocasses souvent, dramatiques parfois mais toujours passionnantes.

Gwenaël David a choisi de raconter la vie d’un odonate sur un plan d’eau artificiel, près d’une ville, pas loin d’un terrain vague. Cela m’a semblé une bonne chose de rappeler que même les milieux urbains peuvent recéler une biodiversité précieuse.

Autre roman, Le chant de la grande rivière de Tom Moorhouse.
On suit les aventures, pleines de dangers, de la famille de Sylvan. C’est un jeune campagnol qui vit près de la rivière Sinéthis, celle qui les protège et dont le chant rythme leur vie. Après la mort de la maman (ce n’est pas un scoop, elle survient très rapidement), la fratrie va devoir se débrouiller et subir bien des épreuves. Chacun des frères et soeurs a une personnalité attachante, il y a ceux et celles qui rêvent de voir le monde, celui qui préfère rester au chaud dans le terrier, le méfiant et le téméraire.

Les dangers sont nombreux, les prédateurs guettent, le renard, la loutre, le vison. parfois, on se fait de drôles d’amis, comme les rats.

On apprend entre autres que les femelles sont les plus agressives et les plus territoriales, et toute une foule de choses sur cet écosystème familier, la rivière et ses berges. Le texte est drôle, poétique, émouvant. Après cette lecture, vous ne regarderez plus les campagnols de la même façon ! C’est le point fort de ce roman d’ailleurs qui fait d’une petite bête méconnue du grand public, certainement classée comme vulgaire rongeur qui pourrait s’en prendre au potager, en un animal digne d’intérêt.

Il faut préciser que l’auteur,Tom Moorhouse « vit à Oxford, en Angleterre, où il travaille au département zoologique de l’université. En 2013, sa thèse portait sur… les campagnols. Il a également mené à bien un projet de réintroduction de cette espèce menacée. Le Chant de la Grande Rivière est son premier roman, qui sera suivi d’un deuxième tome. »

Posted in Chronique littéraire.

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