
Le préfet de Guyane vient de prendre une (grande ?) décision pour le tapir, suite aux délibérations du comité de pilotage des ORGFH (Orientations Régionales pour la Gestion de la Faune sauvage et l’amélioration de ces Habitats) et aux recommandations de l’UICN : depuis le 23 juillet dernier la commercialisation du tapir est donc interdite sur le sol Guyanais (arrêté n° 1672/2D/2B/env). Oui mais, parce qu’il y a un mais, l’animal reste autorisé à la chasse à but non lucratif et des dérogations concernant la capture d’animaux vivants pourront être prévues dans le cas de mises en place d’élevages en Guyane.
Le parc national de Guyane a donc été officialisé le 28 février dernier, date de parution du décret au Journal officiel. Comme nous l’avions évoqué dans un précédent article, ce parc a fait l’objet de nombreux compromis et a rencontré bien des oppositions de sorte qu’il s’est écoulé près de 15 ans entre le moment où le projet a été évoqué et sa création. C’est par ailleurs le premier parc naturel qui est créé sous le régime de la loi du 14 avril 2006 qui a réformé le statut des parcs nationaux. Cela signifie donc que les collectivités locales seront associées à sa gestion.
Il semblerait que le projet de création d’un parc national en Guyane soit sur le point d’aboutir. Le projet, soumis à enquête publique depuis le 20 septembre 2006, devrait être officiellement créé en 2007. Tout ceci au conditionnel évidemment car les écueils et obstacles ne cessent de se multiplier.
Le gouvernement Français multiplie les obstacles et compromis quant à la création du parc national, mais il est plus facile et moins conflictuel de cumuler des réserves naturelles dont la protection juridique est moindre.
Le collectif qui s’est créé fin juin entend lutter contre cette firme canadienne, laquelle sera responsable d’un désastre écologique de plus en Guyane, et sans que le gouvernement français ne s’en émeuve vraiment. AVES FRANCE a donc décidé de relayer ces informations.