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Rappel : agenda de la Nièvre

Ce soir, vendredi à 20h00, petite conférence sur le loup dans les locaux de la LPO à Marzy, on vous attends !

© Fabio Palella – Fotolia.com

Demain samedi, à Nevers, à 13h30, rassemblement statique et pacifique pour dénoncer la venue du cirque Medrano, organisé par une association amie de l’Allier : le CHANT.

Rendez-vous boulevard Léon-Blum, sur le parking, face à l’entrée du stade Léo Lagrange.

Samedi 18 février 2017 : Journée mondiale pour sauver les ours à Paris

Samedi 18 février 2017 à Paris, ce sera la Journée mondiale pour sauver les ours !

Nous vous donnons rendez-vous entre 14h et 18h place Igor Stravinsky pour un après-midi sur le thème des plantigrades. Les bénévoles d’AVES France et d’Animals Asia tiendront des stands d’information, proposeront des jeux pour les enfants et des animations pour toute la famille.

Cet évènement se veut festif et adapté pour tous les âges : photocall, ours grandeur nature, jeu de l’oie géant, arbre à ballons, vente d’objets artisanaux et de peluches, collecte de fonds, discussions sur les ours… 

 

Nathalie, cofondatrice du parti animaliste, sera également des nôtres pour présenter les propositions du parti (captivité, spectacles d’animaux, cohabitation avec le sauvage).

Enfin, à partir de 19h, les 34 personnes qui ont eu la chance d’obtenir une place se retrouveront au Puits de légumes bio pour un dîner suivi de la projection du film de Patrick Rouxel « Life is One ».

On compte sur vous pour faire de la première édition française de cet évènement une véritable fête !

+ d’infos sur www.journeemondialepoursauverlesours.fr

 

Nouvelle consultation publique sur les tirs de loups : mobilisons-nous !

C’est reparti, le ministère de la chasse aux loups veut augmenter le quota de loups à abattre :

CONTENU DES PROJETS D’ARRÊTÉ

Dans ce contexte, le premier projet d’arrêté propose donc de relever le seuil de prélèvement au cours de la période 2016/2017 pour la mise en œuvre des seuls tirs de défense ou défense renforcée, utilisés pour la protection des troupeaux sur les pâturages et parcours.

Deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets.
Cet arrêté n’entrera toutefois en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint.

Le second projet d’arrêté prévoit que, si les deux loups supplémentaires sont prélevés avant la fin de la période définie par l’arrêté du 5 juillet 2016, soit 38 loups détruits avant le 30 juin 2017, un prélèvement supplémentaire de deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) pourrait être autorisé, dans les mêmes conditions que le premier projet. Le nombre de loups pouvant être prélevés pourrait alors atteindre un maximum de 40 spécimens.

Merci de protester en termes courtois, donnez des arguments personnalisés et faites circuler autour de vous :

La consultation est ouverte du 30 janvier au 21 février 2017

Lire les projets d’arrêtés ici.

N’oubliez pas de déposer votre commentaire en cliquant sur le lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1663

 

Quelques arguments :

N’oubliez pas de mentionner que les tirs de loups favorisent la déstructuration des meutes et aggrave les attaques sur animaux domestiques.

Ces tirs encouragent également le braconnage.

A cause de ces quotas, la population lupine stagne, en dépit des affirmations du ministère, la recolonisation est fragile, et de plus, même les individus isolés (Lozère, Vosges…) peuvent être tirés, compromettant ainsi l’installation d’une meute sur un territoire.

C’est un mauvais signal envoyé à nos voisins européens.

C’est un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne souhaitent pas faire d’efforts en matière de protection des troupeaux.

Enfin, et on finirait presque par l’oublier, le loup est une espèce protégée !

 

 

Puma du Zoo Faron : pourquoi AVES France s’oppose à son placement chez Jacky Muller ?

Vous êtes nombreux à vous être émus de l’histoire de Jacky et de son puma, largement relayée dans la presse ces derniers mois. De nombreux médias nous ont d’ailleurs contacté à ce sujet, mais rares sont ceux qui ont pris la peine de relayer notre point de vue. Il est vrai que le public aime qu’on lui raconte de belles histoires…

D’ailleurs, même parmi nos membres, certains nous ont demandé de relayer la pétition pour venir en aide à Jacky Muller, car « son puma risquait de mourir ». Une nouvelle fois nous réitérons notre opposition au placement de ce puma chez monsieur Muller et apportons notre soutien aux agents de la DDPP du Var et du Calvados, très sollicités par cette affaire.

Le Faron : un zoo ou un centre de reproduction ?

Vous le savez, le zoo du Faron n’est pas un établissement que nous portons dans notre coeur. C’est une petite structure privée dans laquelle nous estimons que les animaux sont trop nombreux par rapport à l’espace que la direction peut leur offrir. Chaque année, nous recevons des témoignages de visiteurs horrifiés que cette structure puisse encore exister, ce que nous ne pouvons que déplorer. Il suffit d’ailleurs d’aller mesurer sa côte de popularité sur TripAdvisor pour s’en rendre compte, puisque près de 74% des voyageurs lui ont décerné une note entre moyen, médiocre et horrible !

Pour répondre à nos critiques sur l’état général du zoo, les comportements stéréotypés de certains animaux, les cages vétustes et sans embellissement, le zoo du Faron a choisi de jouer sur les mots : le zoo du Faron n’est plus un zoo, mais un « centre de préservation de fauves » ! La belle aubaine ! Cela permet de balayer toutes les critiques puisque les enclos minuscules deviennent un avantage pour mieux surveiller les animaux. Aux centaines de photos postées par nos militants et aux vidéos montrant des animaux tournant en boucle dans leurs enclos, le zoo a répondu avec une vidéo rythmée et en plan serrés où l’on devine la joie des animaux à vivre au Faron. D’ailleurs, on y voit aussi quelqu’un câliner un tigre, une autre personne nourrir à la main des ratons-laveurs, un maki catta et même des hyènes… jusqu’à l’image finale de la vidéo où on voit un petit félin boire au biberon ! Curieuses méthodes pour une fauverie qui dit préserver des espèces menacées.

Sur le site internet du zoo, on peut lire combien la vie des fauves dans la nature est compliquée et que

« La Fauverie du Mont-Faron œuvre à la limitation de ces pertes naturelles ou dues aux humains.
Que ce soit par accouplement naturel, pour les bébés nés à la Fauverie du Faron, ou par insémination artificielle d’individus en milieu originel, ils bénéficient de soins appropriés permettant d’avoir le maximum de réussite au service de la conservation de toutes ces espèces en tragique voie d’extinction.
Les individus captifs sont actuellement indispensables pour permettre via leur descendance, de repeupler par réintroduction les milieux naturels enfin protégés où dramatiquement, les populations naturelles ont été trop affaiblies pour assurer leur pérennité.
La finalité serait de ne plus avoir besoin de parc zoologique… mais pour l’instant ceci reste reste un idéal utopique. »

Jolie mélodie, n’est-ce pas ? Ne vous y trompez pas ! Les animaux qui font des câlins à leurs dresseurs ne retrouveront jamais leur milieu sauvage, et c’est bien là que l’argumentaire du zoo en prend un coup ! Les animaux reproduits ont plus de risques de fournir les cirques que de se retrouver un jour dans la nature, d’autant plus que le zoo ne participe plus aux grands programmes d’élevage habituellement en place dans les parcs zoologiques qui se respectent (EEP).

Comment Jacky Muller est-il devenu « indispensable » au puma ?

Revenons à notre histoire de puma. Jacky Muller était en stage au zoo du Mont Faron en mai 2012 quand quatre pumas sont nés. L’un meurt, un autre est chétif et rejeté par sa mère. La nature est parfois cruelle. Jacky Muller se lie d’affection pour le bébé puma qu’il nourrit au biberon. « Je lui ai sauvé la vie, je suis sa mère d’adoption » témoignera-t-il à des journalistes.

En juillet 2012, monsieur Muller remet un document signé au zoo du Faron attestant sur l’honneur qu’il a toutes les autorisations requises pour élever l’animal en captivité. Bien sûr, c’est faux et le zoo ne procède à aucune vérification avant de lui céder l’animal ! IN-CRO-YABLE mais vrai ! Jacky Muller quitte le Var et retourne dans le Calvados avec son puma, puis dépose en octobre 2012 un dossier à la DDPP du Calvados pour régulariser sa situation… mais sans préciser que l’animal est déjà en sa possession ! Ce n’est qu’en juin 2013, lors d’une inspection, que la DDPP du Calvados constate que Jacky Muller vit avec son puma. Monsieur Muller est alors verbalisé et prié de se mettre rapidement en conformité.

Avis défavorable de la CDNPS, recours, pétitions et grève de la faim.

En février 2014, la commission départementale de la nature, des paysages et des sites du Calvados rejette la demande d’attribution du certificat de capacité à monsieur Muller pour « déni de la dangerosité réelle du puma, relation fusionnelle inadaptée et dangereuse à terme, aucun matériel de capture, défauts de soins vétérinaires, régime alimentaire inadapté pour garantir une bonne santé à l’animal à terme, fragilité psychologique de monsieur Muller. » Ce refus lui est notifié par arrêté préfectoral et un autre arrêté lui impose de fermer son établissement non autorisé et de placer son puma dans un établissement possédant toutes les autorisations légales. Seul le zoo du Faron accepte de reprendre le puma. Mai 2014 : retour dans le Var. Jacky Muller va se former auprès du capacitaire du zoo du Faron avec l’espoir d’obtenir son certificat de capacité dans le Var, mais la CDNPS du Var confirme les conclusions de la CDNPS du Calvados et rejette sa demande, refus qui lui a été notifié en septembre 2016.

Les médias se saisissent de cette histoire sans chercher à comprendre les conclusions des autorités, présentant cette affaire comme une histoire d’amour entre un homme et un félin, contrariée par une administration sans coeur. Plus de 27.000 personnes signent une pétition pour appuyer les demandes de monsieur Muller, qui se lance dans une grève de la faim lui assurant une belle couverture médiatique. Des lettres sont envoyées aux préfets et même au Président de la République, mais heureusement, les services de l’Etat jouent leur rôle et refusent de céder à la pression.

Cette affaire, qui paraît si simple, pose pourtant de nombreuses questions : 

  • comment un particulier sans aucune formation a-t-il pu se retrouver chez lui avec un puma ?
  • est-ce le rôle d’un zoo qui se targue de participer à la conservation des fauves de céder ses animaux à des cirques ou à des particuliers ?
  • pourquoi personne ne s’étonne que les animaux de ce zoo soient à ce point imprégnés par les hommes ?
  • doit-on autoriser n’importe qui à posséder des animaux sauvages et potentiellement dangereux ?

Enfin, dans vos lettres, vous êtes nombreux à dire que si on sépare monsieur Muller de son puma, l’animal se laissera mourir. Sur ce point, la préfecture a souhaité apporter cette réponse :

« Un puma imprégné depuis son plus jeune âge, comme celui de monsieur MULLER, s’identifie à l’homme car il n’a malheureusement pas été élevé par sa mère. Il ne connaît donc pas ses congénères. Ainsi il s’identifie à l’humain mais pas à une personne en particulier. C’est pourquoi ce puma ne souffrira pas de vivre dans une structure zoologique, même en l’absence de monsieur MULLER, car il sera vu tous les jours par des soigneurs animaliers compétents qui connaissent bien ses besoins : nourriture, comportement de l’animal, mise à disposition d’un enclos enrichi (nourriture variée d’un jour à l’autre, distribuée à des endroits et à des horaires différents,…) pour tromper son ennui en captivité. »

Voici ce que nous pouvons dire sur cette affaire, afin d’être complets et d’exprimer clairement nos positions. Nous soutenons la DDPP qui propose un placement dans un nouvel établissement (donc ni au zoo du Faron, ni chez M. MULLER), où le puma pourra subir une désimprégnation que nous souhaitons efficace.

 

Photo de couverture : « Capture d’écran d’une recherche Google images sur Jacky Muller et son puma ». 

Le loup, les éleveurs et les médias

dessin de MAN

 

Depuis la présence avérée d’un loup dans la Nièvre, les déplacements du prédateur et sa supposée présence en maints lieux, font couler de l’encre dans les médias locaux.

Tout récemment, le journal Le Creusot n’a pas craint de publier des contre-vérités affirmées par un ancien élu, qui se pique d’être historien, et qui mêle joyeusement dans une interview la gourmandise du loup qui tue même quand il n’a pas faim, les loups enragés (ah bon ? En France ? Je croyais que le pays était officiellement indemne de rage terrestre !!!) et qui ressort surtout le vieux poncif des « réintroductions clandestines » !!! Nous suggérons fortement à ce monsieur de consulter la brochure de Cap loup qui, fort justement, tord le cou à quelques idées reçues et affabulations.

http://www.creusot-infos.com/news/bourgogne-franche-comte/bourgogne-franche-comte/gilles-platret-un-loup-qui-prend-la-rage-n-est-plus-controlable-et-il-peut-s-attaquer-aux-humains.html

Nous attendons d’ailleurs toujours un droit de réponse dans le journal…

Et puis le journal La Montagne, dans un article en date du 19 janvier relate de manière neutre les doutes d’une éleveuse, qui a perdu une brebis, apparemment prédatée, dans l’Aubrac. Bien que l’ONCFS ait conclu à une attaque non imputable au loup, la confédération paysanne demande  à la préfecture du Cantal l’application du plan loup, alors même que le Cantal n’est pas une zone de présence permanente pour canis lupus. Comme d’habitude, la Confédération est bien prompte à monter au créneau pour réclamer des mesures inappropriées et inutiles. L’image des éleveurs (je ne juge pas, c’est un constat) est sérieusement écornée par les vidéos tournées dans les abattoirs, la consommation de viande en France est apparemment en baisse. Je doute fort que réclamer la tête du loup puisse rétablir leur popularité !

http://www.lamontagne.fr/aurillac/economie/ruralite/2017/01/19/brebis-tuee-en-aubrac-a-qui-la-faute_12249194.html

Enfin, Le Parisien fait un gros titre sur le loup qui est peut-être aux portes de Paris. Peut-être en effet des individus sont-ils passés, le loup a une forte capacité de dispersion et est plutôt discret. Je déplore simplement le titre racoleur et l’empressement montré à boire les paroles de deux associations qui ne sont manifestement en mesure d’apporter des preuves concrètes, cependant que l’ONCFS ne confirme pas ces dires. Messieurs les journalistes du Parisien, un peu de sérieux…

http://www.leparisien.fr/societe/loup-y-es-tu-04-12-2016-6410265.php

 

Je salue en revanche les articles mesurés et l’impartialité des journalistes du Journal du Centre qui ont eu à traiter de la présence du loup dans mon département. Cela change agréablement…

 

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