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Après le lancement de sa campagne de sensibilisation sur l’ours polaire, qui reçoit un accueil très favorable, AVES France souhaite poursuivre ses actions pour la protection des ours en participant à la conservation de l’ours à lunettes, espèce extrêmement menacée.
Dans notre Faunoscope n° 2, nous vous invitions à soutenir le projet Chaparri qui s’est axé autour de la conservation de l’ours à lunettes au Pérou. Ce projet a pour objectif de protéger les populations sauvages d’ours à lunettes existantes, réadapter les ours confisqués, autrefois retenus illégalement, éduquer les populations locales au sujet des ours et de leur conservation.
Depuis plusieurs mois, les messages publicitaires des entreprises vendant de l’énergie (électricité, carburants...) sont estampillés du slogan « L’énergie est notre avenir, économisons-la ! ». Comme pour tous les autres produits néfastes pour notre santé ou notre environnement, cette mesure permet de ne pas en interdire la publicité (ben oui, ça rapporte !), mais de rappeler que ces produits sont dangereux. Fumer tue, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé à consommer avec modération, en mangeant moins de produits sucrés et gras tu protèges ta santé, l’énergie est notre avenir, économisons-la !
Les Amis de la Terre ont lancé une campagne axée sur la déforestation en Indonésie et l’extinction programmée d’une espèce emblématique des forêts tropicales de cette région, l’orang-outang. AVES France soutient bien évidemment cette campagne pour de multiples raisons.
Dans mon précédent article, j’évoquais les réticences de la FAO, cette vénérable institution qui est habituellement plutôt favorable au monde agricole, qui à travers un rapport prévenait que « le développement des biocarburants pourrait faire monter les prix des denrées agricoles de base sur les dix prochaines années ». C’est au tour de l’OCDE - l’Organisation de coopération et de développement économiques - de faire la grimace et d’annoncer dans son rapport du mois de septembre dernier que la conversion des terres destinées à nourrir les hommes en terres destinées (condamnées ?) à produire les agrocarburants (et donc d’un point vue strictement énergétique) influencera fatalement le cours des produits alimentaires, comprenons par là, induira des désordres économiques tels que la famine et donc le chaos ne tarderont pas à prendre des proportions démesurées sur l’ensemble de la planète, de sorte qu’il vaudrait mieux ne pas subventionner ces agrocarburants.
Rappelons les objectifs du gouvernement français : introduire d’ici 2010 7% d’agrocarburants, soit un objectif plus ambitieux que celui demandé par l’UE, à savoir 5.75% pour 2010. Pour obtenir ce résultat, il faudrait consacrer aux agrocarburants environ 10% des superficies cultivables. Cette superficie est insuffisante pour couvrir ne serait-ce que la moitié des besoins des véhicules en France. Il faudra donc aller s’approvisionner en Asie principalement, ou en Amérique du sud. En clair, pour nourrir nos machines, nous devrons affamer les populations des pays du Sud. Un récent rapport de la FAO prévient que « le développement des biocarburants pourrait faire monter les prix des denrées agricoles de base sur les dix prochaines années ».
Malgré la mise en place de nouvelles lois censées protéger davantage la forêt amazonienne, la déforestation ne cesse de gagner du terrain.
Déforestation, agrocarburants (aussi appelés biocarburants). Dans cette rubrique, nous vous proposerons également des articles sur les arbres génétiquement modifiés et les monocultures d’arbres.