Nouvelle consultation publique sur les tirs de loups : mobilisons-nous !

C’est reparti, le ministère de la chasse aux loups veut augmenter le quota de loups à abattre :

CONTENU DES PROJETS D’ARRÊTÉ

Dans ce contexte, le premier projet d’arrêté propose donc de relever le seuil de prélèvement au cours de la période 2016/2017 pour la mise en œuvre des seuls tirs de défense ou défense renforcée, utilisés pour la protection des troupeaux sur les pâturages et parcours.

Deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets.
Cet arrêté n’entrera toutefois en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint.

Le second projet d’arrêté prévoit que, si les deux loups supplémentaires sont prélevés avant la fin de la période définie par l’arrêté du 5 juillet 2016, soit 38 loups détruits avant le 30 juin 2017, un prélèvement supplémentaire de deux loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) pourrait être autorisé, dans les mêmes conditions que le premier projet. Le nombre de loups pouvant être prélevés pourrait alors atteindre un maximum de 40 spécimens.

Merci de protester en termes courtois, donnez des arguments personnalisés et faites circuler autour de vous :

La consultation est ouverte du 30 janvier au 21 février 2017

Lire les projets d’arrêtés ici.

N’oubliez pas de déposer votre commentaire en cliquant sur le lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1663

 

Quelques arguments :

N’oubliez pas de mentionner que les tirs de loups favorisent la déstructuration des meutes et aggrave les attaques sur animaux domestiques.

Ces tirs encouragent également le braconnage.

A cause de ces quotas, la population lupine stagne, en dépit des affirmations du ministère, la recolonisation est fragile, et de plus, même les individus isolés (Lozère, Vosges…) peuvent être tirés, compromettant ainsi l’installation d’une meute sur un territoire.

C’est un mauvais signal envoyé à nos voisins européens.

C’est un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne souhaitent pas faire d’efforts en matière de protection des troupeaux.

Enfin, et on finirait presque par l’oublier, le loup est une espèce protégée !

 

 

Le loup, les éleveurs et les médias

dessin de MAN

 

Depuis la présence avérée d’un loup dans la Nièvre, les déplacements du prédateur et sa supposée présence en maints lieux, font couler de l’encre dans les médias locaux.

Tout récemment, le journal Le Creusot n’a pas craint de publier des contre-vérités affirmées par un ancien élu, qui se pique d’être historien, et qui mêle joyeusement dans une interview la gourmandise du loup qui tue même quand il n’a pas faim, les loups enragés (ah bon ? En France ? Je croyais que le pays était officiellement indemne de rage terrestre !!!) et qui ressort surtout le vieux poncif des « réintroductions clandestines » !!! Nous suggérons fortement à ce monsieur de consulter la brochure de Cap loup qui, fort justement, tord le cou à quelques idées reçues et affabulations.

http://www.creusot-infos.com/news/bourgogne-franche-comte/bourgogne-franche-comte/gilles-platret-un-loup-qui-prend-la-rage-n-est-plus-controlable-et-il-peut-s-attaquer-aux-humains.html

Nous attendons d’ailleurs toujours un droit de réponse dans le journal…

Et puis le journal La Montagne, dans un article en date du 19 janvier relate de manière neutre les doutes d’une éleveuse, qui a perdu une brebis, apparemment prédatée, dans l’Aubrac. Bien que l’ONCFS ait conclu à une attaque non imputable au loup, la confédération paysanne demande  à la préfecture du Cantal l’application du plan loup, alors même que le Cantal n’est pas une zone de présence permanente pour canis lupus. Comme d’habitude, la Confédération est bien prompte à monter au créneau pour réclamer des mesures inappropriées et inutiles. L’image des éleveurs (je ne juge pas, c’est un constat) est sérieusement écornée par les vidéos tournées dans les abattoirs, la consommation de viande en France est apparemment en baisse. Je doute fort que réclamer la tête du loup puisse rétablir leur popularité !

http://www.lamontagne.fr/aurillac/economie/ruralite/2017/01/19/brebis-tuee-en-aubrac-a-qui-la-faute_12249194.html

Enfin, Le Parisien fait un gros titre sur le loup qui est peut-être aux portes de Paris. Peut-être en effet des individus sont-ils passés, le loup a une forte capacité de dispersion et est plutôt discret. Je déplore simplement le titre racoleur et l’empressement montré à boire les paroles de deux associations qui ne sont manifestement en mesure d’apporter des preuves concrètes, cependant que l’ONCFS ne confirme pas ces dires. Messieurs les journalistes du Parisien, un peu de sérieux…

http://www.leparisien.fr/societe/loup-y-es-tu-04-12-2016-6410265.php

 

Je salue en revanche les articles mesurés et l’impartialité des journalistes du Journal du Centre qui ont eu à traiter de la présence du loup dans mon département. Cela change agréablement…

 

Le loup est-il de retour dans la Nièvre ?

C’est la question que nous nous posons suite à une série d’articles parus au cours de la semaine dans le Journal du Centre. (voir notre page facebook). En effet, des moutons ont été attaqués dans le Bazois, à Chougny et l’un des éleveurs qui a eu l’idée de poser une caméra sur un tronc d’arbre, a fixé l’image d’un canidé. La préfecture a été prompte à réagir (conférence de presse, réunion en urgence et n° de téléphone pour les éleveurs qui subiraient des attaques) et nous a invité à participer à une réunion en fin de semaine prochaine. Les techniciens de l’ONCFS ont été chargés de déterminer si les attaques sont bien imputables à un loup, leurs résultats sont attendus dans les prochains jours.

Comme nous le rappelons souvent, il est naturel que le loup fasse des apparitions dans la Nièvre, il est encore en expansion géographique et les tirs autorisés par l’Etat (sans compter les actes de braconnage) participent hélas à la dispersion des individus et l’éclatement des meutes. Le loup n’est pas un danger pour l’homme, il peut l’être pour les animaux domestiques, ovins et caprins en particulier, mais les mesures de protection des troupeaux existent et sont efficaces quand elles sont correctement mises en place. N’oublions pas que le loup est un opportuniste qui préfère la facilité et le moindre effort… A choisir entre un chevreuil et un mouton, il n’hésite donc pas. Il faut donc lui compliquer la tâche (présence de chiens, clôtures adaptées, etc.) pour l’inciter à se tourner vers des proies sauvages. Notons également que des troupeaux de moutons, notamment dans le Morvan sont aussi la cible de chiens domestiques, faits divers systématiquement relayés dans la presse locale.

Nous veillerons particulièrement à la diffusion d’informations  exactes afin d’éviter toute psychose ou emballement médiatique. Nous avons déjà pu lire cette semaine, dans l’un articles du journal, l’affirmation d’un protagoniste déclarant  »

“Là, il s’agissait de tuer pour tuer. Les bêtes sont quasiment intactes”

Et bien non, le loup ne tue pas pour tuer, mais simplement pour se nourrir, comme d’autres carnivores. Cessons de prêter à canis lupus des comportements de tueur, cela est bon dans la littérature peut-être, mais pas dans la réalité. Cette affirmation « primaire » est dénuée de tout fondement scientifique.

Enfin, l’éleveur en question ayant disposé une cage-pièce à renard près de son troupeau, nous avons contacté l’ONCFS pour nous assurer que la législation sera bien respectée, le loup figurant sur la liste des espèces protégées, il n’est point question de piéger quelque animal que ce soit.

Nous espérons que les Nivernais sauront raison garder, que l’animal soit de passage ou non, et que la cohabitation paisible avec l’animal sera la priorité de la préfecture.

 

100 loups tués pour rien !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 9 novembre 2016

Avec le tir d’une louve ce lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus).

L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs. Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait 1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux (actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques), 2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail (actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces), 3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

Les associations de CAP Loup

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Projet de loi montagne et amendements anti-loups : protestons !

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Un certain nombre de députés ont, à l’occasion des débats portant sur le projet de loi « montagne » ont adopté des amendements, pour la plupart défavorables à la faune sauvage. Cela concerne aussi bien l’ours, le campagnol que les bouquetins du massif de Bargy. Et puis bien sûr, le loup. En lisant ces débats, vous y apprendrez que le loup « prolifère », « pullule » et qu’il est même « invasif ».  Et que, par conséquent, pour sauver l’élevage français, il faut réguler davantage canis lupus, et même le déclasser. Une espèce qui « prolifère » n’est plus à protéger ! (sic). Rappelons à ces élus que le loup est bien une espèce protégée !

Nous vous invitons donc à protester, le plus courtoisement possible, auprès des députés contre l’adoption de ces amendements. Voici plus précisément la liste des députés hostiles aux loups :

Pierre Morel A L’huissier (Lozère)

Arnaud Viala (Aveyron)

Annie Genevard (Doubs)

Jeannine Dubié (Hautes-Pyrénées)

Jean-Pierre Vigier (Haute-Loire)

Laurent Wauquiez (Haute-Loire)

Bernard Accoyer (Haute-Savoie)

Karine Berger (Hautes- Alpes)

Charles-Ange Ginesy (Alpes-Maritimes)

Philippe Folliot (Tarn)

Nous vous demandons de protester auprès de ces députés de manière personnalisée, en vous inspirant des arguments tirés de la brochure de Cap Loup ou disponibles sur le site.

Il suffit de leur adresser un courrier à l’assemblée nationale ou un mail.

pmorelalhuissier@assemblee-nationale.fr, aviala@assemblee-nationale.fr, contact@arnaudviala.fr, contact@pierre-morel.fr, annie.genevard@gmail.com, jdubie@assemblee-nationale.fr, secretariat@jeaninedubie.fr, jpvigier.permanence@orange.fr, jpvigier@assemblee-nationale.fr, laurent@wauquiez.net, lwauquiez@assemblee-nationale.fr, bernard.accoyer@wanadoo.fr, baccoyer@assemblee-nationale.fr, karine.berger@m4x.org, kberger@assemblee-nationale.fr, cginesy@assemblee-nationale.fr, contact@philippe-folliot.fr, pfolliot@assemblee-nationale.fr

Qui est le loup ? Conférence-débat à Vichy

Les associations Le CHANT (Allier) et le bureau local Nièvre d’Aves France, (toutes deux membres du réseau CAP LOUP) vous invitent à découvrir le loup, à travers un diaporama consacré à sa biologie et deux petits films, à Vichy dans l’Allier le samedi 29 octobre 2016 à 17h00, à La Galerie Esplanade Napoléon III. L’entrée est gratuite. :

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Non, les associations ne cautionnent pas les orientations de l’État dans le dossier loup

Pendant que le président du Groupe national loup raconte des bobards à la radio sur les indemnisations des éleveurs, la secrétaire d’État à la biodiversité prétend que « tout le monde est content » des tirs de loups projetés par l’État. Les associations de CAP Loup réaffirment leur total désaccord, et entendent rétablir la vérité.

C’est un point clé du dossier loup : lorsqu’un éleveur subit une perte dans son troupeau, elle est classée par défaut en « loup non exclu » dès lors qu’aucune autre cause ne peut être prouvée (dérochement, chien…). L’éleveur est alors indemnisé sans condition, comme le précise cette circulaire officielle. Ainsi l’éleveur bénéficie gratuitement d’une sorte d’assurance tous risques.

Pourtant, le 12 septembre sur la radio Alpes 1, Christophe Castaner, président du très officiel Groupe national loup, a prétendu que les éleveurs ne sont indemnisés que s’ils ont protégé leur troupeau. Mensonge ! Les éleveurs sont indemnisés même si leur troupeau n’est pas protégé. M. Castaner a aussi indiqué que les mesures de protection du bétail subventionnées faisaient l’objet d’une « évaluation constante de leur efficacité ». Cette affirmation est grotesque, dans la mesure où l’État ne vérifie même pas sur le terrain si ces moyens sont bien mis en œuvre, ni s’ils sont appropriés.

Nos associations demandent depuis des années que les éleveurs qui ne protègent pas leur bétail ne soient pas indemnisés en cas de prédation. Nos associations demandent aussi que l’État vérifie que les moyens de protection subventionnés soient adaptés et bien mis en place.

Le 13 septembre à Barcelonnette (04), Barbara Pompili a expliqué qu’un projet d’étude sur le loup programmée par l’État a été présenté le 7 juillet à Paris et que « tout le monde était content qu’on parte dans cette direction ». C’est faux : les représentants de nos associations présents à cette réunion ont clairement indiqué leur désaccord. En effet, le projet présenté par la secrétaire d’État vise essentiellement à définir un « niveau de viabilité de la population de loups » en vue de définir une « régulation ». La direction choisie est celle d’une augmentation des tirs de loups, sans qu’aucune de nos demandes pour l’amélioration de la protection du bétail ne soit prise en compte.

Notre désaccord avec la gestion du dossier loup menée par l’État est sans équivoque : dès le mois de juillet, trois de nos associations (ASPAS, Ferus, One Voice) ont déposé un recours contre l’arrêté ministériel du 5/7/16 qui autorise l’abattage de 36 loups pour l’année 2016-2017.

Les associations de CAP Loup

CAP Loup

Cap Loup : 36 loups à abattre en 2016-2017 !

CAP Loup

36 loups à abattre en 2016-2017 ! L’arrêté ministériel vient de paraître, fixant le « plafond » de loups pouvant être tués de juillet 2016 à juin 2017 (à télécharger ici http://www.cap-loup.fr/…/2016_07_05_Arrete_ministeriel_loup…). 36, c’est le même « plafond » qu’en 2015-2016, année pendant laquelle 44 loups ont finalement été tués (bilan ici : http://www.cap-loup.fr/…/bilan-2015-2016-48-loups-morts-su…/).

Le massacre va donc recommencer. Ceci n’empêchera pas la prédation sur le bétail, car il n’y a pas d’amélioration de la protection des troupeaux. C’est simplement une chasse aux loups. Comme au 19ème siècle. Cette chasse est organisée par l’État, à la demande des chasseurs et des éleveurs. Pourtant, l’immense majorité des Français y est opposée. Les réponses à la consultation publique sur le projet d’arrêté ministériel l’ont encore montré.

Les associations de CAP Loup continuent le combat sur tous les plans et tous les jours : terrain, juridique, rencontre des pouvoirs publics, information des citoyens… Vous pouvez nous aider en diffusant les infos de CAP Loup : le livret à télécharger ici http://www.cap-loup.fr/…/CAPLoup_livret_Contreverites_web.p… Merci à tous.

Les anti‐loups font interdire une conférence : ont-ils peur de la vérité ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 14 juin 2016

Ils ont peur du loup, peur des joujoux, peur de tout. Mais pas du ridicule ! Une conférence sur la biologie des loups qui devait avoir lieu ce mercredi 15 juin à Nyons (26) vient d’être annulée sous la pression d’éleveurs. Après l’interdiction en mai dernier d’une peluche représentant un loup, les éleveurs anti-loups continuent d’imposer leur diktat.

Intitulée « Les loups, biologie d’un mythe », la conférence prévue de longue date au CFPPA(1) de Nyons a dû être annulée par cet établissement public, sous la pression d’un groupuscule d’éleveurs et du sous-préfet invoquant la menace de troubles à l’ordre public. Pourtant, cette conférence proposée par la SFEPM(2) a déjà été accueillie sans problème en plusieurs lieux du sud-est de la France depuis le début de l’année, notamment dans des lycées agricoles à la demande des enseignants ou des étudiants. Elle présente de façon dépassionnée les connaissances scientifiques disponibles sur le loup, dans le but d’informer les étudiants et les citoyens sur un sujet complexe.

Les 27-28 mai dernier, les organisateurs du Giro (tour cycliste d’Italie) avaient retiré leur mascotte lors du passage de la course en France, sous la pression d’élus locaux et de la préfecture des Hautes-Alpes obéissant aux injonctions d’éleveurs qui menaçaient de bloquer la course. La cause unique : la mascotte représentait un loup. Encore une fois, des responsables locaux se font les complices d’une poignée d’éleveurs qui dictent leur volonté d’éliminer les loups, jusqu’aux peluches à leur effigie et jusqu’aux informations scientifiques sur cette espèce.

Les éleveurs vivent de subventions publiques et doivent savoir que 80% des Français veulent protéger les loups(3). Les citoyens qui payent les éleveurs par leurs impôts vont-ils supporter longtemps qu’une minorité obscurantiste impose ainsi sa loi ? La conférence de la SFEPM(2) sera donnée en d’autres lieux y compris en Drôme, pour favoriser le partage des connaissances et l’échange avec les citoyens, particulièrement avec les agriculteurs ouverts à l’information et au dialogue. Prochaine conférence prévue : ce mardi 14 juin à 20h, à la Maison de la géologie de Puy-Saint-André (Hautes-Alpes).

Les associations de CAP Loup

(1) CFPPA : Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole
(2) SFEPM : Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères
(3) Sondage IFOP ASPAS/One Voice, septembre 2013

www.cap-loup.fr / Les 36 associations de CAP Loup :
Fondatrices : Animal Cross, ASPAS, Ferus, LPO PACA, Mille traces, SFEPM, WWF.
Membres : ALEPE, Altaïr Nature, ANG, Asbl Wolf Eyes, ASPA Vosges, AVES France, CESB, le CHANT, COGard, CVN, Eco Volontaire Interna8onal, Fonda8on BrigiZe Bardot, GEML, GLS, GMA, GREEN, Kermit, LAEO France, Loup.org, LPO Auvergne, LPO Champagne-Ardenne, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, RAC, Sauvegarde Faune Sauvage, SPA Lyon Sud-Est, Sur les traces du loup, Tendua.

Les anti-loups ont peur des peluches, pas du ridicule !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 27 mai 2016

Les 27 et 28 mai dans les Hautes-Alpes sur le passage du Giro (tour cycliste d’Italie), nous ressuscitons « Lupo Wolfie », la mascotte de la course. L’objectif : réaffirmer la protection de nos montagnes, des paysans et des loups qui y vivent. Pourquoi ? Parce que des syndicats agricoles ont obtenu le retrait de cette peluche, au motif délirant qu’elle représente un loup !

Les injonctions grotesques de la FDSEA/JA exigeant le retrait d’une peluche seraient restées anecdotiques si elles n’avaient pas été suivies d’effet par des élus, responsables et organisateurs du Giro. Sous la pression d’une poignée d’éleveurs anti-loups menaçant de bloquer la course, les organisateurs ont caché leur mascotte.

En réponse au ridicule de cette prise d’otage qui ne représente pas la réalité du monde paysan ni du monde rural, nous brandissons « Lupo Wolfie » le 27 mai à l’arrivée de l’étape à Risoul et le 28 mai au départ de Guillestre.

Au lieu de vouloir éradiquer les loups jusqu’aux peluches à leur effigie, les éleveurs anti-loups et les responsables locaux devraient se rappeler que le loup est un animal très populaire, non seulement auprès des Italiens mais aussi des Français puisque plus de 80% de nos concitoyens sont attachés à sa présence.

Le tourisme est un des plus importants secteurs d’activité économique des Hautes-Alpes, très loin devant l’élevage. Les difficultés que peut rencontrer l’élevage sont réelles, mais les quelques éleveurs anti-loups qui refusent toute cohabitation avec la vie sauvage n’ont pas à dicter leur volonté au reste de la population y compris locale.

Des dizaines de milliers de visiteurs annuels dans les Hautes-Alpes sont en quête de montagnes à la nature préservée. Obéir à quelques éleveurs minoritaires en cachant la mascotte d’une grande manifestation sportive d’ampleur européenne, populaire et touristique porte atteinte à l’image des Hautes-Alpes et de la France.

Les associations de CAP Loup