Rubrique Conservation des ours Le 10 mars 2010
Le Natural Resources Defense Council lance une pétition pour demander au Premier Ministre de la Colombie Britannique (Canada) d’interdire la chasse de printemps dans les forêts de Colombie Britannique. Selon les (...)
Le 22 février 2006
Esmond Martin, un expert du commerce de l’ivoire, a mené une enquête au Soudan, qui révèle une situation bien plus catatrophique qu’on ne l’imagine. Rien que dans les villes de Khartoum et Omdurman, il a trouvé 11 000 articles en ivoire proposés à la vente, malgré les restrictions internationales. On estime qu’entre 6000 et 12000 éléphants sont tués par les braconniers chaque année pour alimenter ce marché, l’un des plus importants au monde. Cet ivoire provient en majorité du Soudan mais aussi du Congo, de la République Centrale d’Afrique et pour une petite part, du Kenya et du Tchad. Les organisateurs de ce trafic illégal ne s’en cachent d’ailleurs pas et reconnaissent volontiers que l’armée Soudanaise est également responsable du massacre et qu’elle organise le transport d’ivoire hors du pays.
Plus de 75% de l’ivoire est acheminé en Chine. Les Chinois qui travaillent au Soudan (ils sont 5000 environ) achètent d’énormes quantités d’ivoire qu’ils ramènent ensuite au pays. L’essor économique de la Chine a favorisé l’émergence de nouveaux marchés, ce matériau est en effet fort à la mode chez les nouveaux riches chinois. Selon M. Martin, le Soudan viole également les traités internationaux de protection des espèces menacées puisqu’on trouve aussi bien des articles à base de rhinocéros, crocodiles et autres espèces extrêmement vulnérables.
Source : revue The Elephant - Juin 2005
Sylvie CARDONA