Rubrique Nièvre Le 20 mars 2010
Les plantes messicoles poussent dans les espaces ouverts et cultivés. Elles sont principalement liées aux cultures de céréales mais pas seulement. Parmi les plus connues : le bleuet, le coquelicot, la nielle des blés, (...)

Le 7 novembre 2005
Selon l’Institut de Préservation et de Recherche sur l’ours noir d’Asie, le Japon abriterait environ 30.000 ours à collier, inégalement répartis sur l’île. En effet, la population a légèrement augmenté dans le nord, à Hokkaido, dans le Kanto et le Tohoku, mais l’animal est en voie de disparition dans l’ouest et le sud du pays.
L’année 2004 a été particulièrement éprouvante pour les ours. La sécheresse qui a sévi a endommagé les forêts et les ours n’ont pu trouver suffisamment de nourriture, puis plusieurs typhons qui se sont succédés de juin à octobre ont causé de gros dégâts dans les forêts, principal habitat du plantigrade. Un bilan de l’année 2005 sera établi courant janvier 2006.
Ces bouleversements climatiques ont obligé les ours à chercher leur nourriture sur le territoire des hommes, près des villages. Conséquence, sur l’année 2004, ce ne sont pas moins de 90 confrontations qui ont été enregistrées, dont une seule a eu des conséquences mortelles pour l’homme. En représailles, 258 ours ont été abattus par les autorités locales.
Depuis une quarantaine d’années, entre 1.000 et 2.000 animaux sont chassés chaque année. En 2004, ce sont 3.000 ours qui ont été tués par les chasseurs ou les braconniers. Les japonais apprécient en effet beaucoup la viande d’ours. Quelquefois, au lieu d’être abattu, un ours est capturé pour être placé dans un zoo où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie.
Les associations locales et les bureaux japonais du WWF et de Greenpeace dénoncent cette chasse intensive qui met en péril la survie de l’espèce. Le Ministère des forêts cherche également des solutions pour éviter les conflits entre les hommes et les ours, mais au Japon, comme partout ailleurs dans le monde, l’homme ne semble pas vouloir cohabiter avec le plantigrade, reléguant ce dernier sur des territoires de plus en plus restreints. Les conflits sont alors inévitables car les ours luttent pour leur survie.
Nous vous tiendrons informé de l’évolution de la situation au Japon et des mesures mises en place par le gouvernement pour protéger l’ours à collier.
Sylvie Cardona