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La ministre de l’écologie française, Nelly Olin, après avoir annoncé son plan de réintroduction d’ours pour 2006, il y a une semaine, a signé vendredi un accord avec la Slovénie pour le don de cinq ourses et leur transfert l’an prochain dans les Pyrénées.

Mme Olin a remercié la Slovénie pour "ce geste fort qui veut dire que l’humain a enfin décidé de tendre la main à la nature, laquelle saura le lui rendre". Rappelons lui tout de même que si son plan de renforcement s’arrête après l’introduction de 5 spécimens, la population d’ours ne sera toujours pas viable dans les Pyrénées. 5 ourses de plus, c’est bien, mais les Pyrénées devraient accueillir une trentaine d’ours au minimum et il serait souhaitable que les cas de destruction d’espèces menacées soient sévèrement punis afin d’enrayer les cas de braconnage (Claude, Mellba, Cannelle pour les dernières années...)

Bien entendu, les éleveurs ont à nouveau fait part de leurs inquiétudes à la ministre et alors que certains ont décidé de cohabiter intelligemment avec le plantigrade (comme ceux qui ont rejoint l’ACP : Association pour la Cohabitation Pastorale), d’autres affirment que la "cohabitation animaux-prédateurs n’est pas envisageable".

Mme Olin a répondu être "personnellement très attachée à approfondir le dialogue avec tous ceux qui dans les Pyrénées s’inquiètent du renforcement de la population ursine" et a annoncé la mise en place d’un "dispositif de suivi et d’évaluation des conséquences du plan de renforcement couvrant tous les aspects biologiques mais également économiques et sociaux".

En Slovénie, l’homologue de notre ministre, Janez Podobnik, explique qu’ils ont mis en place des compensations pour les dégâts engendrés, mais également un cofinancement des mesures de protection dans les villages, et une chasse contrôlée des 500 ours présents sur le territoire.

L’ours et l’homme y vivent cordialement sur un territoire de seulement 20.000 km2 fortement boisés. En France, il reste difficile de faire accepter une quinzaine d’ours et les moyens de protection des troupeaux, malgré les aides proposées par l’administration, ne sont toujours pas systématiquement utilisés, près de 10 ans après les premiers lâchers d’ours en France.