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L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) et la SPA ont demandé au tribunal administratif de Marseille la suspension d’un arrêté du préfet des Hautes-Alpes autorisant le prélèvement d’un loup dans le massif du Dévoluy.

Le tribunal, saisi en référé le 16 septembre 2005, rendra son ordonnance la semaine prochaine.

Il avait déjà ordonné le 1er août la suspension de deux précédents arrêtés du préfet des Hautes-Alpes autorisant la destruction de deux loups dans le Dévoluy et le Queyras.

Suite à cette décision, le préfet a pris le 8 août un nouvel arrêté autorisant un prélèvement dans le massif du Dévoluy.

L’avocat de l’ASPAS et de la SPA, Me Benoît Candon, a contesté vendredi la "réalité des attaques" ainsi que la réalité de la protection des troupeaux par les éleveurs. Il a également suggéré que les attaques des troupeaux d’ovins puissent être le fait de chiens errants.

"Il y a un seul loup dans le Dévoluy. Si on le tue, on voit mal comment l’espèce serait conservée", a-t-il plaidé.

Deux fonctionnaires de la direction départementale de l’agriculture ont eux affirmé que le loup n’est pas une espèce menacée. "Les relevés scientifiques montrent qu’elle progresse" et que "La prédation par le loup est établie".

Pour eux, l’arrivée du loup dans le Dévoluy est relativement récente et les éleveurs devraient "disposer d’un minimum de temps pour s’équiper et adapter leurs pratiques pastorales". Rappelons que le loup a commencé son retour vers les massifs montagneux français en 1992 et que les mesures de protection ne sont toujours pas systématiques... Il est évident qu’il est plus facile de crier au loup que de prendre des mesures préventives pour régler les problèmes de cohabitation entre élevage ovin et prédateurs.