Nièvre : On parle du loup à Nevers le 22 juillet 2017 !

Aves France tiendra un stand lors du village associatif « protection environnement animaux et véganisme » qui aura lieu samedi 22 juillet 2017 au parc Roger Salengro de 11h00 à 18h00.

Nous parlerons de la faune de la Nièvre mais aussi du loup à 14h00 lors d’une petite conférence-discussion. Sur le stand, vous trouverez des bracelets Bearz proposés à la vente, des brochures cap loup, et d’autres infos.

On vous attend nombreux !

 

Le loup et l’élevage, quelle cohabitation ?

Aves France a signé il y a quelques mois un appel collectif émanant de la confédération paysanne de Bourgogne Franche-Comté afin que les éleveurs volontaires qui veulent bénéficier d’un chien de protection dans les zones où le loup n’est pas encore présent puissent être aidés par l’administration. Cet appel concernait évidemment le bureau local Nièvre où le loup a fait une apparition. Cette initiative nous a paru très intéressante, et nous demandons depuis longtemps à l’Etat et à se représentants d’anticiper la présence du loup dans les zones où l’animal n’est pas encore installé.

Malheureusement, dans un communiqué repris le 30 mai par les médias, la Confédération paysanne, au niveau national,  demande un nouvel arrêté de prélèvement de loups, qui viendrait  donc s’ajouter aux 38 loups déjà abattus. Nous regrettons évidemment que la Confédération tienne des propos en contradiction avec certaines initiatives locales, et ne cherche en aucun cas à proposer des solutions autres que les tirs de loups.

Si cela ne nous empêchera pas de travailler avec des éleveurs qui souhaitent cohabiter de manière pacifique avec le prédateur, la position de la confédération paysanne nous pousse à nous interroger sur la possibilité pour les loups de cohabiter avec des éleveurs qui ne veulent rien entendre et refusent de réfléchir à la mise en place de moyens de protection efficients.

Pour notre part, nous continuerons à nous opposer systématiquement à tout tir de loup, quelque que soit le contexte, et à affirmer que l’élevage n’a pas sa place partout en France. La biodiversité à visage humain, ça suffit !

Chronique littéraire : les déchets ça suffit ! de Jacques Exbalin

Vous allez penser « encore un livre sur les déchets », oui, mais celui-là est drôlement bien pour deux raisons. D’abord il est écrit par un homme engagé, mais un « monsieur-tout-le-monde ». Il a été enseignant, pratiquant l’éducation à l’environnement, a monté son association et surtout a été bénévole pour ramasser les déchets, partout où il pouvait. Et le regard d’un citoyen actif, présent sur le terrain, ça change tout !

Ensuite, parce que malgré les milliers d’articles écrits sur les déchets, Jacques Exbalin m’a pourtant appris des choses.

L’ouvrage est centré plus précisément autour du plastique, ce fléau des temps modernes, et l’auteur analyse avec logique les effets pervers d’une consommation immodérée de ce dérivé du pétrole dans notre vie quotidienne. A ceux qui se fichent totalement de savoir que des animaux meurent tous les jours en ingurgitant des sacs plastiques, sachez qu’on s’empoisonne lentement mais sûrement, nous, humains,  (avis aux amateurs de miel, d’huitres ou de bière !) à cause notamment (mais pas que) des micro-billes que l’on trouve désormais dans un grand nombre de produits. Et si on commence tous à connaître les effets de la pollution due aux plastiques dans les océans, on demeure encore largement ignorant de celle qui atteint nos réserves d’eau douce, comme nos lacs par exemple. Même nos articles de randonnée (les chaussures pour ne nommer qu’un accessoire) peuvent polluer à cause de leurs composants, c’est ahurissant !

Mais ce livre ne contient pas que de mauvaises nouvelles et informations déprimantes, l’auteur relève quelques méthodes ou inventions qui peuvent contribuer à faire baisser le volume des déchets. Et puis surtout, à l’instar de la famille zéro déchets, sachez que nous pouvons tous agir dans notre vie quotidienne grâce à nos choix de consommation.

Enfin, il n’est pas interdit, non plus, d’aller donner un coup de main à une association de temps en temps, pour aller collecter les déchets sur un site naturel. Dans presque tous les départements, on peur trouver au moins une journée dédiée au ramassage des dépôts sauvages.

Un ouvrage court publié aux éditions l’Harmattan (130 pages seulement !), percutant et bourré d’infos à faire circuler partout, cela va sans dire.

Bourgogne : participez à l’enquête hérisson !

Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) © Ludovic Jouve

Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) © Ludovic Jouve

 

Nous relayons cet appel de Bourgogne Nature, merci de participer !

Bien familier, le hérisson d’Europe est un petit mammifère omnivore que l’on rencontre souvent près de nos habitations.

Un auxiliaire pour le jardinier !

Le hérisson d’Europe peut vivre jusqu’à une dizaine d’années. Il fait deux portées par an de quatre à sept jeunes dans un nid de feuilles et de mousses (ou même de papiers ou de chiffons) situé dans une cabane de jardin, un tas de bois, un tas de tuiles, sous une haie,…Il apprécie la chaleur des logis, notamment des granges et écuries ou encore des garages. Quand le froid arrive et que la nourriture se fait plus rare, il ne tente pas de lutter contre le froid. Il hiberne pendant cinq mois dès le début de l’automne jusqu’à mars dans un abri calme (ronces, terrier, tronc d’arbre,…).

Ce petit mammifère construit soigneusement un nid étanche et isolé. C’est au cours du mois d’avril que le hérisson sort de sa longue période d’hibernation et réapparaît.

Pour mener l’enquête ?

Si vous avez vu un hérisson mort ou vivant sur la route, sachez que vous êtes en possession de données scientifiques intéressantes : vous connaissez l’espèce, la date, l’endroit où vous l’avez observé. Partagez cette observation en l’intégrant à une base de données régionale de Bourgogne : la Bourgogne Base Fauna.

Rendez-vous sur ICI pour participer aux E-Observations.

Vers le lien : http://faune.bourgogne-nature.fr/fr/actualites/oh-un-herisson_246_A461.html

 

 

 

 

Royal s’acharne contre les loups

Les associations le craignaient, c’est désormais officiel (JO du 19/04/17) : la ministre de l’Environnement autorise l’abattage de 2 loups supplémentaires. Pourtant, les scientifiques viennent de démontrer que les tirs mettent en péril la population de loups en France ! Nous attaquons en justice la décision de Ségolène Royal.

L’ASPAS, soutenue par One Voice et les autres associations de CAP Loup, saisit le Conseil d’État pour demander l’annulation de l’arrêté ministériel permettant de tuer 2 loups. La ministre promet qu’il sera suivi d’un autre arrêté identique. Ces 4 loups s’ajouteront aux 36 abattus officiellement depuis juillet 2016. Sur une population estimée à moins de 300, ce nombre de 40 abattages voulus par la ministre met en péril la conservation de l’espèce en France. Ce ne sont plus seulement les associations qui le disent, c’est désormais le résultat de l’étude biologique rendue en mars dernier par le MNHN(1) et l’ONCFS(2) à la demande du ministère lui-même !

À ce total de 40, s’ajoutent 10 loups trouvés morts depuis juillet 2016, principalement suite à des collisions, et non décomptés par l’État. A tout cela s’ajoute encore le braconnage invisible. Celui-ci est encouragé par la politique de tirs massifs confiés à des chasseurs incontrôlés, pendant que les moyens de l’ONCFS(2) sont utilisés pour tuer des loups avec une brigade dédiée, au lieu de lutter contre le braconnage.

Les tirs autorisés par ce nouvel arrêté sont encore nommés « tirs de défense (renforcée ou non) », mais ceci ne trompe personne : ils peuvent être réalisés par des chasseurs ou des agents de l’ONCFS(2), hors d’une situation de prédation sur le bétail et loin de celui-ci. Ces tirs politiques ne feront pas baisser la prédation sur le bétail. Ils ne l’ont jamais fait. L’étude biologique commandée par le ministère le rappelle. Mais pour la ministre, il s’agit ni plus ni moins d’abattre un maximum de loups avant les élections. La ou le prochain(e) ministre en charge du dossier devra sauver les loups de France.

Les associations de CAP Loup

Loup : appel au soutien des éleveurs en Bourgogne-Franche-Comté !

Rappel : Aves France a signé cet appel du 10 février.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

A travers l’Appel du 10 février 2017 de Bretenière, une vingtaine d’organisations agricoles et environnementales de la région Bourgogne-Franche-Comté s’associent pour demander aux pouvoirs publics d’anticiper dès maintenant le retour du Loup.

Nous réclamons un soutien à la mise en place de mesures de protection dans les élevages, notamment pour l’acquisition et l’entretien de chiens de protection chez les paysans volontaires.

            La région Bourgogne-Franche-Comté est concernée par la présence de deux grands prédateurs pouvant porter atteinte aux troupeaux herbagers : le Lynx et le Loup.

            Réapparu dans les années 1970, le Lynx compte aujourd’hui une centaine d’individus sur le massif jurassien. Du fait de sa nature, la cohabitation avec cette espèce semble possible, bien que des dégâts se fassent ressentir dans certains élevages non protégés.

            Le Loup connaît une expansion démographique et territoriale depuis son retour officiel en France dans le massif du Mercantour au début des années 1990. Cette espèce, protégée par la Convention de Berne, revient progressivement dans notre région via plusieurs fronts de colonisation (Alpes, Centre, Vosges, Suisse et Allemagne). Une quarantaine d’attaques sur troupeaux y ont été recensées ces dernières années, dont certaines très récemment dans la Nièvre. La cohabitation avec le Loup est nettement plus compliquée qu’avec le Lynx, les dispositifs de protection montrant leurs limites dans d’autres territoires très concernés comme sur le massif alpin.

            Parmi les mesures de protection, la présence de chiens adaptés à la défense des troupeaux est considérée comme un élément primordial. Ceux-ci, sans constituer une solution infaillible et unique, permettent d’atténuer considérablement l’impact des attaques des grands prédateurs. Or, le recours à un chien de protection pour un éleveur implique des contraintes : coût d’acquisition et d’entretien, éducation et gestion de l’animal, risque d’accident avec des promeneurs… D’autre part, le chien s’avère rarement efficace avant deux années d’immersion au sein du troupeau.       

            Le Plan National Loup prévoit aujourd’hui le financement à 80 % d’aides à la protection, mais il s’applique seulement pour certaines communes définies précisément par arrêté préfectoral. En outre, l’Etat débloque des crédits d’urgence en situation de crise liée à des attaques mais ils sont insuffisants et interviennent trop tardivement. Il est donc fondamental d’anticiper. 

            C’est pourquoi nous demandons dès à présent aux pouvoirs publics :

–          d’aider financièrement les éleveurs souhaitant s’équiper en dispositifs de protection et particulièrement pour l’acquisition et l’entretien de chiens de protection ;

–          d’appuyer la structuration d’une filière performante et accessible de chiens de protection ;

–          de mettre en œuvre un plan de sensibilisation auprès du public sur la présence des chiens de protection.

            Ces revendications sont reprises par l’appel collectif du 10 février 2017 de Bretenière. Cet appel finalise un cycle de deux journées organisées sur le thème de la protection des troupeaux, dont le compte-rendu est disponible sur http://bourgognefranchecomte.c onfederationpaysanne.fr/.

 

 

mars 2017 : le point sur le loup

Il y a une semaine, un troupeau de moutons a été attaqué dans la Nièvre, à Lurcy le bourg. 10 brebis tuées et 7 blessées. L’ONCFS ayant conclu à une attaque « loup non exclu », il est probable que ce soit le même animal qui était présent à Chougny.

La préfecture a fait paraitre un communiqué de presse dont nous apprécions les propos modérés (rappel sur le fait que le loup est une espèce protégée) , et a précisé que l’indemnisation de l’éleveur de Chougny était en cours. Un point important car il est contre-productif de faire attendre les éleveurs lorsqu’il s’agit d’indemniser les pertes.

Il est primordial de continuer à informer le grand public sur la biologie dans la Nièvre et nous préparons à ce titre d’autres animations, rencontres ou conférences jusqu’à la fin de l’année 2017.

Par ailleurs, l’émergence d’un collectif dont l’objectif est de doter les éleveurs volontaires de Bourgogne Franche-Comté de chiens de protection permettra d’instaurer des échanges constructifs entre éleveurs et associations de protection de la nature.

Nous vous invitons à consulter régulièrement le site ou la page facebook de CAP LOUP qui fait régulièrement état des difficultés économiques des éleveurs (cours de la viande, maladies des moutons, attaques des chiens errants…) et dont les loups ne sont absolument pas responsables.

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source photo : Olivier Janet/Cap loup

Chronique littéraire : connaître, comprendre et protéger la forêt

Au sein du catalogue de l’Institut pour le développement forestier, vous allez trouver beaucoup d’ouvrages techniques destinés aux forestiers et fatalement peu compréhensibles pour l’amoureux des forêts, l’accent étant presque toujours mis sur la production de bois. Mais dans ce catalogue spécialisé, on trouve aussi des ouvrages très accessibles et davantage tournés vers l’écologie, comme celui que je vous présente aujourd’hui.

 

En 168 pages, l’auteur fait le tour des connaissances actuelles sur la forêt, et rappelle les innombrables services rendus par l’écosystème forestier : il nous procure du bois pour nous chauffer mais assure aussi une bonne qualité de l’eau, de l’air, joue un rôle de rempart contre le dérèglement climatique, protèges les sols de l’érosion, abrite un grand nombre d’espèces animales et végétales. Enfin, ce n’est pas mentionné mais je le rappelle, la forêt nourrit notre imaginaire…

A l’aide de schémas et de dessins, Léon Mathot explique le fonctionnement des arbres, le rôle des insectes ou des champignons, démontrent les interactions entre espèces, de manière claire et simple. Il se pique même d’égratigner les pratiques de chasse !

Un bon ouvrage synthétique, très accessible, que je conseille absolument, et qui peut servir de document de base pour une animation « grand public ».

En vente par correspondance au CNPF, 47 rue de Chaillot 75116 Paris ou sur www.foretpriveefrancaise.com au prix de 19 €.

Chronique littéraire: Mon petit jardin en permaculture

Voilà un ouvrage tout à fait enthousiasmant. Certes, ce n’est pas le premier qui traite de la permaculture, mais le propos de l’auteur, Joseph Chauffrey, se démarque réellement du discours général. Ce jardinier urbain se consacre aux touts petits jardins des villes. Son propre exemple est édifiant, pour 150 mètres carrés en ville, il récolte 300 kg de fruits et légumes par an ! Alléchant, non ?

Cela l’est d’autant plus, et voilà pourquoi l’ouvrage est chroniqué sur notre site, parce ce jardin vit et prospère en harmonie avec la nature: aucun engrais chimique, pas de pesticides, un bon voisinage avec les « mauvaises » herbes, et une biodiversité étonnante comprenant aussi bien de petits arbres (vive le micro-verger !), des fleurs que des insectes à foison, sans compter la petite mare.

La preuve que lorsqu’on laisse la nature tranquille, la vie revient s’installer.

L’accent est mis sur le sol, et le sacro-saint paillis, mais pour un jardin aussi petit, des ajustements seront parfois nécessaires, aussi bien pour les associations de légumes que pour la date des semis.

Au final, et comme le souligne l’auteur, l’idée est de relocaliser la production de légumes : imaginez un peu, pas de transports polluants, des légumes sains, donc bio et surtout de saison. En plus, c’est à la portée de tous avec un minimum d’organisation. Une belle initiative porteuse d’espoir, alors, à vos grelinettes !

Editeur : Terre vivante

Prix : 14 €