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Le 5 novembre 2008 par Sylvie CARDONA
Au moins 627 animaux sont en voie de disparition au Brésil, un nombre qui a triplé en quinze ans, rapporte le "Livre Rouge de la faune brésilienne menacée de disparition".
C’est le ministre brésilien de l’Environnement Carlos Minc, qui a succédé à Marina Silva, qui a présenté ce livre rouge détaillant les espèces d’animaux en danger, leurs habitats et les types de menaces.
Les principales menaces qui pèsent sur la faune sauvage sont la déforestation, les incendies, la transformation des forêts primaires en cultures de soja ou en pâturages, les invasions sauvages de terre dans les parcs nationaux, le trafic d’animaux sauvages, les pesticides qui affectent toute la chaine alimentaire, la pêche excessive.
Parmi les espèces menacées on compte 69 mammifères, 160 oiseaux, 20 reptiles, 16 amphibiens, 154 poissons et 208 invertébrés. 60% des espèces menacées sont originaires de la Forêt Atlantique, la végétation qui recouvrait tout le littoral brésilien et dont il ne reste aujourd’hui que 27% de la superficie. La liste actuelle inclut pour la première fois la baleine bleue et le lamantin.
Plusieurs espèces de singes comme le lion tamarin et de félins comme le chat sauvage sont menacés.
Le Brésil (8,2 millions de Km2) a la plus grande bio-diversité du monde avec l’Indonésie. Il abrite 10% des mammifères et 13% des amphibiens.
Au total, on dénombre 530 espèces de mammifères, 1.800 d’oiseaux, 680 de reptiles, 800 d’amphibiens et 3.000 de poissons.
Selon Renctas, une ONG brésilienne, le trafic illégal d’animaux sauvages a généré environ 2 milliards de dollars en un an pour le pays. La plupart des animaux sont vendus à des collectionneurs aux Etats-Unis, Europe et Asie.
Pourtant, en mai dernier, le ministre de l’environnement du Brésil Carlos Minc, émettait le voeu de renforcer la présence de l’armée dans les zones protégées de l’Amazonie, dont il souhaitait augmenter les surfaces. « Aucun arbre ne sera coupé pour la production de biocarburants pendant ma gestion », a-t-il promis lors de cette conférence de presse à Paris.
La déforestation illégale a connu une recrudescence en 2007 et la liste rouge s’allonge... La tâche du ministre sera rude...