Co-Fondatrice d’AVES FRANCE
Responsable du bureau local Nièvre
Adresse de contact : Bureau local AVES FRANCE - Nièvre
A l’attention de Sylvie Cardona
16 Montbernard 58390 Dornes
sylvie.cardona@aves.asso.fr
Tél. : 06.28.08.23.46

Le 2 octobre 2008 par Sylvie CARDONA
La coliester du candidat républicain McCain est bien connue des ONG écologistes américaines pour son mépris total de l’environnement. Elle est probablement pire que Bush dans ce domaine, ce qui n’est pas un mince exploit. Sa dernière cible : l’ours polaire.
Sarah Palin, gouverneur de l’Alaska, a été choisi par le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis comme coliester. En résumé, s’il est élu (et j’ai le désagréable pressentiment qu’il le sera), et s’il lui arrive malheur (pas impossible vu son âge), Sarah Palin deviendrait présidente. Un cauchemar pour tous les citoyens sensés de ce monde, qu’ils soient américains ou non.
Depuis un bon moment déjà, Sarah Palin s’oppose aux mesures de protection en faveur des ours polaires. Logique, l’exploitation des ressources naturelles du Grand Nord, et en particulier le pétrole, est freinée par le plantigrade. Palin a longtemps nié l’origine humaine du réchauffement climatique avant d’opérer un volte-face récent (et sûrement provisoire) pour cause de campagne électorale. Elle s’acharne également à clamer haut et fort que l’ours polaire n’est pas en danger. Imaginez alors sa déception et sa colère quand enfin, l’administration Bush s’est décidée à classer l’ours parmi les espèces menacées. Loin de s’avouer vaincue, la reine du pétrole a porté plainte contre l’Administration, l’affaire sera instruite en janvier prochain.
Pour appuyer sa plainte, Palin s’est entourée d’experts qui ont établi un rapport sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur l’ours polaire. Ces six experts nient, ou tout au moins contestent fortement, l’origine humaine du réchauffement climatique. Des collègues de notre Allègre national en somme. Le hic c’est que ces respectables experts sont tout sauf indépendants et objectifs. Ils sont issus d’organismes financés par l’industrie du pétrole, comme ExxonMobil et l’Institut Américain du pétrole qui ont financé en partie ce rapport destiné au Congrès.
Dans le contexte actuel, qui peut être certain que ce rapport sera considéré pour ce qu’il est, une accumulation de mensonges et de données imprécises ou fausses ? Quel est le poids d’un ours polaire face à une seule goutte de pétrole ? Réponse après les élections...
Source : the Guardian