A propos de l'auteur

  • Sylvie CARDONA

    Vice-Présidente et Co-Fondatrice d’AVES FRANCE

    Adresse de contact :

    AVES FRANCE

    ATTN : Sylvie Cardona

    16 Montbernard 58390 Dornes

    sylvie.cardona@aves.asso.fr

    Tél. : 06.28.08.23.46

Accueil du site / Nos articles / News internationales / Déforestation et agrocarburants / La destruction des forêts primaires de Tasmanie : un cauchemar écologique !

En mai 2004, j’avais écrit un article sur la déforestation en Tasmanie pour une autre association de protection de la nature. L’émission "Vu du ciel" présentée par Yann Artus-Bertrand diffusée mardi 31 octobre sur France 2 présentait, hélas, un reportage sur ce même sujet, preuve qu’en deux années, la situation s’est aggravée malgré les appels au secours des ONG locales.

AVES France a donc dÈcidÈ de relayer le combat de ces associations pour mettre fin ‡ la destruction criminelle des forÍts d’eucalyptus.

La Tasmanie est en train de mettre à mort ses dernières forêts d’eucalyptus. Nous savons déjà que 90% des eucalyptus géants ont déjà été abattus et qu’il ne reste qu’un quart de la surface boisée encore intacte. Ce bois est destiné à l’exportation et les principaux clients sont les industries papetières, notamment japonaises.

Une réforme est bien prévue en 2010 mais en attendant, les compagnies forestières espèrent saigner à blanc les forêts pour atteindre, et dépasser, une production annuelle de 5 millions de tonnes de copeaux de bois. Ces zones boisées appartiennent à la couronne anglaise qui ne semble pas vraiment se sentir concernée par cette disparition programmée. Les écologistes se heurtent donc à la loi du silence, aucune estimation chiffrée n’est disponible, le parti travailliste et l’industrie forestière refusant de communiquer le volume d’arbres sacrifiés. Plus grave encore, les opposants font l’objet de manœuvres d’intimidation de la part de l’industrie forestière, telles que des agressions physiques et des procès.

Pour parvenir à leurs fins, les compagnies forestières utilisent le napalm (cette essence gélifiée larguée sous forme de bombes lors des guerres de Corée et d’Indochine !!) qu’elles larguent à partir d’hélicoptères sur les zones déboisées, afin que rien ne repousse à partir des souches. Des employés ont également pour mission de disséminer du poison (le 1080) pour décimer la faune locale (wallabies, opossums, wombats...) qui se nourrissent des jeunes pousses des nouvelles plantations, essentiellement des arbres exotiques. Car les forêts primaires, riches d’espèces variées, sont remplacées par des plantations composées d’une seule essence importée pour sa croissance rapide. Des étendues stériles et désertes, crevassées par le passage des bulldozers, des cadavres d’animaux empoisonnés... un paysage de cauchemar et un vrai désastre écologique.

Autre fait scandaleux, le bois et le papier issus de ces forêts, où sont pratiquées ces méthodes si peu écologiques, sont commercialisés avec le label PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certi ?cation schemes), censé garantir que les bois viennent de « forêts gérées durablement ». Ce label, créé à l’origine pour les forêts européennes, s’est ouvert en 2003 aux bois exotiques et en particulier à ceux provenant de forêts primaires. Mais en 2003, PEFC a décidé de certifier des bois exotiques issus bien souvent des dernières forêts primaires du monde.

AVES France vous invite à signer la pétition dont le lien figure ci-dessous.

Voir en ligne http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=116

ps:

Sources : the wilderness society/Native forest network/Greenpeace/Les Amis de la Terre