A propos de l'auteur

  • Sylvie CARDONA

    Vice-Présidente et Co-Fondatrice d’AVES FRANCE

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    AVES FRANCE

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Accueil du site / Nos articles / News internationales / Grands prédateurs / Le léopard de l’Amour : nouvelles du mois de juin 2005

Le tracé du pipeline (le plus long du monde) est combattu par ALTA, l’Alliance pour le tigre et le léopard de l’Amour, qui a initié une campagne afin de convaincre le gouvernement russe et la compagnie Transfnet, impliquée dans le projet, de la nécessité de modifier le tracé.

Le terminal doit en outre être construit dans la baie de l’Amour, où se situe la seule réserve marine russe. La surface prévue pour le terminal est immense, elle incluera les 18 énormes réservoirs de stockage, une raffinerie, de nouvelles routes d’accès, voies ferrées. Le tracé menace également Primorye, une région bordant la Chine et la Corée du nord, vaste réservoir pour la biodiversité qui abrite environ 30% des espèces menacées et Kedrovaya Pad, une réserve naturelle classée réserve de biosphère par l’UNESCO. C’est l’une des plus anciennes réserves russes, elle a été créée notamment pour protéger le léopard.

Bien que le tracé du pipeline n’ait pas encore été officiellement approuvé, la compagnie Transfnet se montre particulièrement confiante quant à l’issue du projet. Ce dernier bénéficie du soutien de Moscou et des autorités locales, dont le gouverneur de la région de Primorye, qui espèrent ainsi booster l’économie locale et créer des emplois.

Malgré l’absence d’autorisation officielle, les travaux ont déjà commencé ainsi que l’acheminement du matériel. Or l’association Greenpeace a déjà pu constater que les sous-traitants de Transfnet sont en train de déboiser, de manière tout à fait illégale, les forêts protégées se situant le long du tracé, près des rives du lac Baïkal. Evidemment, une majorité de la population locale ainsi que les écologistes, et les scientifiques se sont montrés hostiles à ce tracé. La population augmenterait d’une manière significative, une zone industrielle serait créée aux portes de la réserve, impliquant donc un déboisement important. Le nombre de braconniers augmenterait considérablement. Les nuisances et pollutions seraient inévitables, surtout dans la réserve marine.

Les associations de protection de l’environnement tentent donc de faire pression sur les investisseurs étrangers, dont le géant BP et le Japon. L’association Phenix Fund a par ailleurs saisi la justice dans le but de stopper le projet.

Le léopard de l’Amour est menacé par les braconniers et les feux de forêt (en 2002 et 2003, 6 peaux de léopards ont été confisquées). Il reste moins d’une quarantaine d’individus. Autoriser le tracé actuel du Pacific pipeline c’est signer l’arrêt de mort de l’espèce. Il faut non seulement faire connaître l’animal en dehors de son pays d’origine, mais aussi solliciter l’appui d’institutions telles que l’UICN et l’UNESCO, donner une image positive du léopard à la population locale, afin qu’elle soit fière de cet emblème de la vie sauvage et qu’elle s’implique dans le sauvetage de l’espèce. Les mentalités peuvent et doivent évoluer, mais c’est un travail de longue haleine, et cela nécessite que le grand public soit parfaitement informé sur l’espèce. Vous pouvez soutenir cette campagne en envoyant la lettre ci-dessous, et en visitant le site de l’association : http://www.amur-leopard.org/campaign.htm

Sylvie CARDONA

Modèle de lettre :

To :

The President of the Russian Federation Vladimir Putin 4 Staraya Square Moscow 103132 Russia

Dear Mr. Putin,

Your government recently decided to build an oil pipeline from Taishet in Siberia to Bukhta Perevoznaya on the Amur Bay in Southwest Primorsky Krai. I would like to request you and your government to reconsider this decision and not to build the terminal on the Amur Bay. The ports near Nakhodka, proposed in earlier versions of the plans, would be a much better terminal location.

The Amur Bay is the worst possible location for an oil terminal and oil refinery for a large number of reasons, including :

1. Oil spills in the Amur Bay would threaten to pollute : • The most popular beaches and tourist resorts in Primorsky Krai, visited by tens of thousands of tourists annually. • The coasts of Vladivostok located on the opposite side of Bukhta Perevoznaya on the Amur Bay. • Russia’s only marine reservewhose beauty you enjoyed during a visit in 2003. We urge you to save the richness of the marine reserve for future generations. • Primorsky Krai’s main commercial marine cultures and important spawning grounds for fish on which the large local Russian fishing fleet depends. 2. SW Primorye is probably Russia’s most biodiverse region and home to 30% of Russia’s endangered “Red List” species. 3. One of the endangered species is the Amur leopard ; with a remaining population of around 30 individuals, the Amur leopard is probably the rarest cat on earth. The Amur leopard occurs only in SW Primorye and may well become extinct if the terminal is built in SW Primorye. 4. The pipeline will run along or through two protected areas in SW Primorye : Barsovy Wildlife refuge and Kedrovaya Pad reserve. Kedrovaya Pad is Russia’s oldest reserve and was recently awarded the status of a UNESCO Biosphere Reserve. 5. The coasts of Bukhta Perevoznaya are shallow and oil tankers will have to navigate past a string of small islands at the mouth of the Amur Bay to reach it. This substantially increases the likelihood that accidents will occur. 6. The pipeline will be the longest in the world. With estimated investments of between 11 and 17 billion $US, the project will be the largest in the history of Russia. Ecological considerations will play an important role when Japanese and other foreign investors consider providing investments. A terminal location that does less damage to the environment will therefore make it considerably easier to find the investments needed for the project’s implementation.

The selected terminal location on the Amur Bay will needlessly lead the pipeline through protected areas and will needlessly threaten rare and endangered species. The local citizens of Primorye have clearly spoken out against a terminal location on the Amur Bay during public hearings, but Transneft and the Russian authorities have ignored their opinion, despite the fact that other, preferable locations are available such ports near Nakhodka.

For all of these reasons, we urge you and your government to halt plans for the pipeline route to SW Primorye with a terminal and oil refinery on the Amur Bay.

Sincerely yours,

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