Rédactrice bénévole AVES FRANCE

Le 20 juillet 2006 par F. DAERON
Les protecteurs de la nature pour le Jaguar ont décidé de poursuivre l’administration Américaine - 13 Juillet 2006
Le 12 juillet, le centre pour la diversité biologique a envoyé une notification de 60 jours avant de déclarer son intention de poursuivre le service de pêche et de faune des Etats-Unis face à sa décision de ne pas déclarer l’habitat du jaguar à un statut « critique » (car cette décision rend justement l’espèce du Jaguar en danger). La décision du gouvernement, également publiée le 12 juillet, a été exigée par un accord de règlement approuvé par la cour dans un précédent procès. Selon Michael Robinson, du centre pour la diversité biologique des Altos de Pinos au Nouveau Mexique, cette dernière décision ne résistera pas à une révision juridique. La commission centrale, l’éducation publique et l’organisation étaient responsables de la liste originale du jaguar en tant qu’espèces mises en danger aux Etats-Unis depuis le 22 juillet 1997. Selon Robinson, cette décision de nier le statut de l’habitat du jaguar en zone « critique » est basée sur une information dite « insuffisante » et une logique « incorrecte » : la notification fédérale de registre déclare que « la zone de présence des jaguars aux Etats-Unis représente une trop petite partie de la zone de présence globale des espèces à protéger. De plus, les jaguars utilisent cet espace comme des nomades. Ce secteur est donc insuffisant d’arguments pour le classer comme une zone de protection nécessitant la conservation de l’animal (ou sa réintroduction) ou même pour apporter une contribution significative à la conservation du jaguar ».
Pour Robinson, les jaguars sont de beaux animaux et contribuent au maintien de l’équilibre de la nature. Le statut « critique » de leur habitat assurerait sa protection légale dans ses zones de présence. Plus le gouvernement tardera à déclarer ce statut, plus il sera dur de maintenir l’espèce « jaguar » en vie. Cette décision est décevante, et elle n’en restera pas là.
Les jaguars sont les plus grands félins indigènes en Amérique du Nord, qui possèdent typiquement des rosettes noires (cercles inachevés) sur leur fourrure d’or et ont de temps en temps une phase "melanistic" ou noir. Autrefois, il restait des jaguars survivant dans les montagnes appalachiennes de Floride et méridionales de Monterrey en Californie. C’est au cours du 19ème siècle que les jaguars ont été chassés du sud-est des Etats-Unis. Aux Etats-Unis occidentaux, ils ont été exterminés par les prédécesseurs du ministère de la pêche et de la faune afin de protéger le bétail. Le dernier jaguar femelle connu aux Etats-Unis a été tué en 1963 en Arizona oriental où des loups gris mexicains ont été réintroduits. Les jaguars ont continué à émigrer depuis le Mexique vers l’Arizona et le Nouveau-Mexique tout au long du 20ème siècle et la plupart des animaux réintroduits ont été tués. Cependant, au cours des 10 dernières années cinq jaguars différents ont été photographiés par des chasseurs d’images en voyage. Ces photos prouvent qu’ils survivent. Il est évident que plusieurs jaguars mâles se déplacent uniformément dans la zone des Etats-Unis. Aux Etats-Unis du sud-ouest, les jaguars perdent leur habitat à un rythme croissant. En résumé c’est le développement urbain et rurbain, entamant de manière significative l’habitat du jaguar, qui est la principale cause de la disparition de ce félin. Les développements croissants de frontières - telles que des barrières, des routes et la destruction de la végétation - menacent la capacité des jaguars de franchir la frontière Américo-Mexicaine. Par exemple, la forêt ripicole du fleuve de San Pedro en Arizona, qui peut servir de voie de passage aux jaguars du Mexique, est menacée en raison de l’assèchement continu du fleuve en faveur de l’agriculture et le développement urbain. Ou bien la forêt ripicole du fleuve de Gila qui est menacée par un projet important sur l’eau que le congrès a autorisé en décembre 2004. Sans oublier que les habitats du jaguar dans la montagne sont aussi bien menacés.