Président de l’association AVES FRANCE
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Le 12 mai 2006 par Christophe CORET
C’est simple : l’ours est responsable de tous les maux. A partir de ce constat, il est évident que quoi que nous tentions de faire pour renouer le dialogue avec les éleveurs, il s’annonce difficile ! Certes, le travail des éleveurs (ou plutôt des bergers) est difficile dans les Pyrénées... et l’ours est, je l’accorde, une contrainte supplémentaire. Mais il n’est en aucun cas resposable de la crise que connaît cette filière ; tout au plus un révélateur qui permet aux pyrénéens de se faire entendre.
Une manifestation pro-ours aura lieu le 3 juin 2006 à Luchon. AVES FRANCE espère pouvoir s’y rendre. Nous souhaitons que les éleveurs désirant mettre en place des moyens de protection sur leurs troupeaux nous contactent afin d’étudier les meilleurs solutions ensemble.

Nous publions ci-dessous deux communiqués afin de montrer que la mauvaise volonté ne vient pas de notre camp et combien il est difficile d’établir le dialogue dans le contexte actuel. L’ours ne doit plus être le bouc émissaire !
Non à la réintroduction de l’Ours dans les Pyrénées !
Du mépris aux insultes, Mme la Ministre de l’Environnement, vous n’avez rien compris !
Que certains militants écologistes puissent penser que les problèmes de la cohabitation avec l’ours peuvent se régler simplement avec la pose de clôtures, un Patou et une aide au gardiennage, cela peut se concevoir ; mais qu’une ministre fasse le même constat et la même réponse aux éleveurs en y ajoutant des insultes cela est vraiment beaucoup plus grave.
Le désarroi, la colère des éleveurs de montagne sont bien réels. Le vrai drame aujourd’hui dans nos montagnes, c’est la disparition des paysans. Il existe aujourd’hui des villages de montagne où il n’y a plus un seul exploitant. Les paysans sont face à une absence totale de perspectives et d’avenir. Nous savons que la montagne est un espace à partager aux enjeux multiples. Mais aujourd’hui, qui dessine un avenir à notre profession dans la montagne ? En fait de partage, c’est le déménagement qu’on nous propose. Des contraintes de plus en plus fortes, la tenue d’imprimés à remplir, où la moindre erreur peut entraîner la perte des aides ou leur réduction, l’assurance de contrôle de plus en plus fréquents, comme si nous étions des suspects en permanence...
Nous sommes face à une politique agricole de plus en plus libérale (DPU), qui pousse aujourd’hui les plus petits d’entre nous à partir et les autres à produire de plus en plus, à avoir des troupeaux et des exploitations de plus en plus grandes, avec des charges de travail et des conditions de vie inhumaines, en décalage complet avec le reste de la société. On ne peut pas imposer à une communauté de montagne d’assurer la sauvegarde de la biodiversité sans qu’elle ne soit elle-même assurée de son avenir. Sachant qu’en même temps, on est en train d’installer une agriculture productiviste à base d’OGM. Le gouvernement, qui installe les ours dans les Pyrénées, accepte les OGM sur son territoire. Où est la cohérence ?
Nous demandons un moratoire avec l’arrêt immédiat des réintroductions et que se tiennent des assises pour le développement du pastoralisme pyrénéen, qui réunissent l’ensemble des acteurs pour mettre en place une politique cohérente, globale et durable de la montagne. C’est pour cela que nous serons présents à la manifestation du 13 mai à Bagnères-de-Bigorre.
La Confédération paysanne est ouverte aux discussions et rencontres avec tous les acteurs.
Contacts : Patrick Kirchner, Porte-parole : 05 61 91 47 06 Henri Sallanabe, Porte-parole : 06 22 62 17 18
Confédération paysanne Midi-Pyrénées 10 place nationale - 82000 Montauban Tél : 05 63 20 40 49
Sud Ouest Me 10 -05 -2006
EXTRAIT article : "la cocotte va exploser" de Xavier SOTA
MADE MESLIN, de la fédération Transpyrénéenne.
"Quand la cocotte va exploser, on ne sera plus là pour mettre le couvercle. Les mèches ont été allumées par l’État. Le feu couve. C’est une équation impossible, personne n’a voulu entendre nos paroles. Maintenant, ils auront l’oreille assez fine pour entendre les coups de fusil. Pourquoi nous bergers, qui avons accepté une réintroduction en 1996, la refusons nous 10 ans plus tard ? Il ya bien une raison ! Sur cette question de l’ours, aucune autorité scientifique n’a été consultée, seuls des militants de quelques associations ont eu voix au chapitre. Ce dossier est une imposture !