Président de l’association AVES FRANCE
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Le 8 mai 2006 par Christophe CORET
Lors des manifestations anti-ours (et également anti-loups), les élus en écharpe se montrent de plus en plus. Cautionnant les dérives (parfois très violentes) de ce mouvement plutôt que d’essayer de le tempérer et de renouer le dialogue, ils surfent sur ce dossier, s’assurant une couverture médiatique confortable. Et si on arrêtait la politique clientéliste pour essayer, ensemble, de trouver des solutions ? Lettre ouverte au Parti Socialiste, s’étant prononcé en faveur des réintroductions mais dont un certain nombre d’élus locaux continue d’attiser la haine...
"Madame, Monsieur,
Le débat sur l’ours dans les Pyrénées fait rage, porté par quelques éleveurs minoritaires mais fortement soutenus par les syndicats ovins et les personnalités politiques locales, cherchant à se faire connaître en se positionnant du côté des pauvres éleveurs. La France s’est engagée à protéger sa faune sauvage, et en particulier l’ours. Le plan ours prévoit de nombreuses mesures d’accompagnements qui, si elles sont correctement mises en place, seront efficaces.
Dans les manifestations anti-ours, j’ai pu voir depuis de nombreuses années des personnalités politiques de gauche... étrange quand on entend après que le parti est favorable à ces réintroductions.
Nelly Olin a sans doute fait quelques maladresses sur ce dossier, mais il semble qu’elle ait le courage de le mener à terme. Bien sûr, certains mots qu’elle a prononcé (lorsqu’elle a traîté les anti-ours d’imbéciles et d’ânes) ont pu choquer, mais je pense sincèrement qu’ils cherchaient cette confrontation. La ministre n’a fait qu’exprimer son désespoir à chaud.
Aussi, je vous demanderais, Madame, Monsieur, de vous positionner clairement sur ce dossier et, si votre position est bien celle que je crois, de bien vouloir soutenir les maires des communes pro-ours (dont celui d’Arbas qui a connu quelques soucis ces derniers temps) et de remettre un peu d’ordre dans vos rangs, parmi les opposants au plantigrade.
La politique clientéliste des élus locaux ne doit pas mettre en danger une espèce aussi fragile que l’ours.
La cohabitation est possible. Que ceux qui en doutent prennent contact avec un de nos experts en moyens de protection et nous étudierons ensemble les solutions à mettre en place.
Cordialement,
Christophe CORET
Président d’AVES FRANCE
