Président de l’association AVES FRANCE
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Le 7 août 2007 par Christophe CORET
Cette année encore, plusieurs éleveurs, regroupés en mouvements ultra-pastoraux, tentent de faire croire à l’ensemble de la population française que le pastoralisme ne peut pas cohabiter avec l’ours. Les éleveurs se positionnent en victimes alors que le programme de réintroduction des ours, décidé par l’Etat, prévoit des aides à la mises en place de mesures d’accompagnement. Refuser les moyens de protection qui pourraient éviter de nombreuses attaques est un choix que nous ne comprenons pas. Cependant, nous ne pouvons pas obliger les éleveurs à protéger leurs bêtes...
Par contre, à plusieurs reprises et encore récemment, en juillet 2007, des éleveurs des départements des Hautes-Pyrénées (65) et de la Haute-Garonne (31) ont annoncé avoir effectué des battues d’effarouchement contre les ours.
Emmanuel Berthier, préfet des Hautes-Pyrénées, a une nouvelle fois tenté d’expliquer aux éleveurs et aux élus que ces actes étaient répréhensibles et que les battues contribuaient à l’affolement des ours.
L’association AVES France que je représente en qualité de Président, dont l’un des buts est la protection des prédateurs en France, souhaite que les auteurs de ces infractions soient recherchés et punis, comme le prévoit l’article R.415-1 :
”Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait de :
1º Perturber de manière intentionnelle des espèces animales non domestiques protégées au titre de l’article L. 411-1 ;
2º Introduire dans le milieu naturel, par négligence ou par imprudence, tout spécimen d’une des espèces, animale ou végétale, mentionnées à l’article L. 411-3 ;
3º Contrevenir aux dispositions des arrêtés préfectoraux pris en application des articles R. 411-15 et R. 411-17.”
L’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection, ayant été pris en application de l’article L.411-1, et citant l’ours dans son article 2, toute perturbation intentionnelle de cette espèce est une violation de l’article R.415-1.
Nous espérons que les Procureurs de la République de Tarbes et de St Gaudens donneront suite à notre plainte. La cohabitation est possible si le dialogue reprend entre les associations, le ministère et les éleveurs. Nous ne pouvons cependant plus tolérer les actions illégales qui ont lieu en ce moment dans les Pyrénées et nous pensons que c’est le rôle de la justice de les rappeler à l’ordre lorsqu’ils préfèrent les actions illégales au dialogue et aux mesures de protection des troupeaux.