Plainte contre la France : quelles sanctions pour l’abandon de l’ours des Pyrénées ?

Vous rappelez-vous qu’en 2012, les associations de protection de la nature ont obtenu la mise en demeure de l’Etat français pour défaut de protection de l’ours dans les Pyrénées. Et depuis ? La France a-t-elle été condamnée ? Quand ? À quelle sanction ?

AVES France a interrogé la commission européenne et, après plusieurs mois, a reçu la réponse suivante :

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Aujourd’hui, plusieurs questions restent en suspend :
– la France sera-t-elle effectivement condamnée pour défaut de protection de l’ours brun, ce qui serait logique à entendre les propos de Ségolène Royal lors de son dernier déplacement dans les Pyrénées ?
– la France préfèrera-t-elle payer une amende que de faire preuve de courage en adoptant une vraie politique favorable à l’ours ?
– l’union européenne se satisfera-t-elle de ces mystérieux échanges avec la France et de ce non moins mystérieux « volet ours de la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité », que nous n’avons pas encore eu le loisir de lire, mais qui devrait être rendu public début 2015.

Autant dire que nous serons attentifs sur ce qui ne sera certainement pas le dénouement le cet épais dossier et que, quelque soit la fin de ce chapitre, nous veillerons encore à l’avenir au devenir de l’ours dans notre pays.

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2 Comments

  1. Pour ce qui et de l’Europe , on vient de voir que la Commission Européenne, au sujet du barrage de Sivens, va engager une procédure d’infraction contre la France … Parions que les choses iront beaucoup plus vite que pour l’ours !

    Je suis quand même étonné que la Commission Européenne puisse considérer comme plausible et viable l’avenir de l’ours dans les Pyrénées :

    – La Commission Européenne a t-elle eu entre les mains les conclusions des derniers rapports de l’ONCFS et du Museum de Paris ?
    – La Commission Européenne est-elle au courant de la mort récente de Balou ? Mort qui réduit quasiment à néant les possibilités de brassage génétique …
    – Est-elle renseignée du degré de consanguinité qui règne dans cette petite population ? Population qui n’a aucune perspective cohérente puisque les réintroductions sont bloquées par Me Royal et son discours de Cauterets ?
    – La Commission Européenne est-elle bien renseignée sur les conséquences d’une telle consanguinité issue de l’endogamie qui règne sur cette si petite population Centrale ?…
    – La Commission Européenne a t-elle une idée des conséquences qu’aurait une épizootie sur un aussi petit noyau immunodéprimé par la consanguinité ? …
    – La Commission Européenne sait-elle que l’ours est exclu de la Directive Habitats dans certaines zones des hautes Pyrénées et n’a même pas droit à une trame verte cohérente entre Pyrénées Atlantiques et Pyrénées Centrales puisque le Pays Toy y fait obstacle ?
    Et je ne parlerai même pas du noyau béarnais arrivé au stade terminal de son éradication !

    Est-ce que des naissances consanguines en trompe l’œil suffiront encore longtemps pour faire croire qu’il est encore possible dans ces conditions de pérenniser l’avenir du plantigrade dans les Pyrénées ? Je rappellerai qu’il y avait dans les Pyrénées, durant les années 70 jusqu’au début des années 80 une à trois naissances d’oursons / an ( source PNP ) … A partir du milieu des années 80, on connaît la suite ! C’est celle du Béarn ! Catastrophique !

    Franchement est-il possible, si ce monde est sérieux, que la Commission Européenne puisse honnêtement considérer surtout après les propos de Me Royal à Cauterets, que l’ours a encore un avenir dans les Pyrénées ?

  2. Encore un délai accordé à la France par la Commission…Jusqu’à quand… Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’ours, en Béarn notamment ?
    La France ne fera pas ce qu’elle a promis à l’Europe, comme d’habitude.

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